Chronique n°9 : Le Joyau

9782221145890

 

Auteure : Amy Ewing

Pages : 455

Traduction : Cécile Ardilly

Edition : Rabert Laffont

Collection : R

Prix: 17.90 euros

Titre V.O : The Jewel

Sortie V.F : Septembre 2014

Résumé :

Le Joyau, haut lieu et cœur de la cité solitaire, représente la richesse, la beauté, la royauté. Mais pour une jeune fille pauvre comme Violet Lasting, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n’importe laquelle : Violet a été formée pour devenir Mère-Porteuse. Car dans le Joyau, le vrai luxe est la descendance…

Achetée lors de la Vente aux Enchères par la Duchesse du Lac, Violet -le lot 197, son nom officiel- va rapidement découvrir la réalité brutale qui se cache derrière l’étincelante façade du Joyau. S’exercer à la cruauté, à la trahison et aux coups bas est la distraction favorite de la noblesse. Violet doit accepter son sort et tâcher de rester en vie.

C’est pourtant dans ce sinistre quotidien qu’elle tombe amoureuse d’un séduisant garçon loué pour servir de compagnon à la nièce aigrie de la duchesse. Cette relation interdite vaudra aux jeunes amants d’affronter les plus grands des dangers…

Mon avis :

Ce livre, et ne me demandez pas pourquoi, je l’ai depuis sa sortie dans ma PAL. C’est même l’un des romans parmi tous ceux que je possède qui me fait le plus envie. Et sans explication possible, je ne l’avais toujours pas lu jusqu’au moment où je me mette un bon coup de pied aux fesses pour le lire avant la sortie du tome 2.

Je suis peut-être la seule à avoir cette impression mais il me semble que ce livre, soit ça passe soit ça casse (du moins au vu des divers chroniques sur la blogo). Et bien avec moi ça passe. Ça passe plutôt très bien même.

Nous retrouvons Violet Lasting issu d’un milieu pauvre qui va être vendu à la duchesse du Lac lors d’une vente aux enchères. Ainsi, elle devient donc officiellement le lot 197, mère porteuse de la Duchesse. Amour, suspens, faux-semblants et injustice, tout est réuni pour satisfaire les lecteurs !

Comme vous avez pu le deviner, c’est une dystopie. Une dystopie très bien menée car l’auteur nous explique sans détour la situation actuelle dans laquelle vit Violet et les habitants de la Cité Solitaire. Tout est dépeint avec précision, beaucoup d’informations sont amenées au lecteur ce qui conduit au fait que l’on commence le roman avec un contexte tout sauf flou. Ainsi, la machine est parfaitement en marche pour que le lecteur puisse se sentir totalement à l’aise dans cet univers. J’ai seulement regretté une chose : autant le contexte présent est très bien dressé mais il y a un cruel manque d’explication du passé, comment ce peuple en est arrivé là etc.

Cet univers est d’ailleurs horriblement malsain et autoritaire. Un joli mélange entre Hunger Games & La Sélection auquel l’auteure a su rajouter sa petite touche personnelle : Une royauté qui règne sur la cité, une ville divisée en cinq quartiers avec chacun leurs fonctions. A cela s’ajoute des jeunes mères porteuses avec certains pouvoirs, une société où la place des femmes est très ambigüe avec d’un côté des femmes qui règnent et qui décident dans la royauté et de l’autre des jeunes filles soumises à un avenir rebutant, qui n’ont droit à aucune décision.

J’ai trouvé le thème de la grossesse  et des mères porteuses original intégré à la dystopie. C’est un sujet que je n’ai jamais retrouvé dans un roman de ce genre et l’auteure l’amène de façon très subtile et concise alors que ma première peur était que ce sujet soit traité de façon grossière et brouillon.

Ainsi, c’est dans ce monde peuplé de coutumes bien strictes que vit Violet, notre principale héroïne. J’ai beaucoup aimé ce personnage dès le début. C’est une jeune fille sensible, mais en même temps terriblement forte et combattive. Violet est toujours en quête de vouloir faire le bien autour d’elle et de prendre soin des autres notamment sa meilleure amie Raven à laquelle elle reste fortement attachée malgré le fait qu’elles soient éloignées l’une de l’autre. Mais Violet possède cette part de rébellion que l’on sent grandir en elle malgré son impuissance devant la situation à laquelle elle fait face et l’on se demande bien ce que cela va donner dans la suite de l’histoire.

Outre Violet, j’ai trouvé que tous les personnages construits par Amy Ewing ont une réelle profondeur avec une vraie personnalité. Lucien l’espiègle, Garnet l’anticonformiste, les femmes du Joyau d’une cruauté indécente, manipulatrices et opportunistes qui en viennent à choquer le lecteur mais qui nous montre une réalité sans pitié. Aucun personnage n’est plat, fade ou sans interêt et c’est fort sympathique comme on dirait en Belgique (Disclaimer : Je n’ai rien contre les Belges, au contraire j’aime beaucoup les frites de MacDonald ;D )

Deux petits points négatifs en revanche :

Number one : J’ai trouvé qu’il y avait trop de garçons pour une seule fille, explication : J’ai eu une forte impression que les trois garçons du livre voulaient faire la cour à Violet (même si je soupçonne Lucien d’avoir un certain penchant pour la testostérone mais bon je dis ça je dis rien…). Bon, bien suuuuuuuur il y en a un qui sort du lot et c’est là qu’intervient le problème Number two : Leur relation est hyper contradictoire. Les deux doivent restés loin de l’autre mais leur histoire démarre tellement vite que du coup j’ai eu du mal à comprendre la logique. Cependant cela reste de légers défauts et ça n’a en rien dérangé ma lecture.

Le style de l’auteur est très agréable et fluide. Une plume efficace et sans prétention qui rend, au fil de l’histoire, le lecteur à l’aise dans cet univers.

En ce qui concerne la fin… POUQUOI ???? Je vous le demande ! Limite faudrait poser une plainte c’est juste pas possible. Je sais ce qui s’est passé moi : l’auteur a eu la flemme c’est tout. Je peux comprendre, moi aussi je suis comme ça mais là, et je m’adresse directement à l’auteure, tu ne pouvais pas nous faire ça. Je veux connaître la suite. Sans vous spoiler mais en vous expliquant du mieux que je peux, il y a pas mal de rebondissements à la fin qui font que ça bout, ça bout à l’intérieur de nous et là grosse tacle dans l’estomac (pour ceux qui ont vu Karaté Kid vous voyez de quoi je veux parlez hein ? Vous savez la fameuse prise de Jackie Chan) et ça s’arrête. Sérieusement ceux qui l’ont lu l’année dernière je ne sais pas comment vous supportez l’attente.

En conclusion : Une très jolie découverte pour ce roman malgré quelques petits défauts avec un univers dystopique original à mon goût, des personnages très éclectiques et une fin qui donne envie de savoir la suite très prochainement !

Etre mère porteuse a certains avantages. On s’habille comme on veut, on mange ce dont on a envie et on a le droit de faire la grasse matinée le week-end. En outre, on reçoit une éducation. Une bonne éducation. On mange à notre faim, on a l’eau courante et l’électricité, et on ne travaille pas. La misère et la pauvreté ne nous atteignent pas. D’après les gardiennes, une fois que nous vivrons dans le Joyau, nous serons encore plus gâtées. Nous aurons tout. Absolument tout.

Sauf notre liberté. Étrangement, on oublie toujours de nous mentionner ce détail.

Sur ce je vous dis à la prochaine pour une nouvelle chronique mes chatons !!

Kisses.

Ps : Cette chronique est très très nulle je sais. Mais si vous m’avez suivi sur Twitter j’ai eu un GROS SOUCI PUTAIN DE MERDEEEE petit souci avec cette chronique qui a fait que j’ai du tout réécrire des 3/4 de la chronique ! Vous imaginez bien que je me suis éclatée !! Donc voilà, désolée si on ressent ma démotivation dans cette chronique mais ce n’est en aucun cas voulu.

Bref… comme vous pouvez le voir j’ai toujours du mal à le digérer (surtout que c’est la faute de wordpress !)

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6 réflexions sur “Chronique n°9 : Le Joyau

  1. Je l’avoue, je n’ai même pas voulu jeter un coup d’œil à ce roman. Pourquoi ? Parce que je trouve que la Collection R a fait un léger doublon de couverture avec celles de la Sélection. La typo et la fille avec un jolie robe, mouais, ça me dit vaguement quelque chose. 😉

    Mais ! retournement de situation, après lecture de ta chronique, qui soit dit en passant est très bien, je suis très tentée de suivre les aventures de Violet !
    Le thème des mères porteuses dans la dystopie doit être intéressant si c’est bien utilisé comme tu le dis. Et les personnages ont l’air pas mal !
    Merci pour cette découverte en devenir ;).

    Qu’est-ce qu’il s’est passé avec ton article ?

    Aimé par 1 personne

    • Ah oui c’est presque un copié-collé cette couverture mais elle reste superbe même si ils ont joué la facilité
      Merci beaucoup ça me fait très plaisir ^^
      J’espère que -si tu te laisses tenter – il te plaira autant que moi, certes ce n’est pas LE livre de l’année mais une jolie découverte et je serais ravie de lire ton avis qui j’espère sera positif !
      Pour ce fameux souci e fait, j’ai eu la mauvaise idée de l’écrire uniquement sur WP (chose que je ne fais pas d’habitude) donc pas de brouillon rien de tout ça… Une fois la chronique terminée, un petit aperçu et hop on publie… enfin presque puisque je ne sais pas par quelle intervention maléfique mais WP a planté. Du coup j’ai dû réécrire les 3/4 de ma chronique, j’ai été complètement démotivée et j’ai mis du temps à m’y remettre et je paye ce retard encore maintenant haha sympa non ?

      Aimé par 1 personne

      • Ah mince ! J’ai peur de ce genre de plantage du coup je fais toujours un brouillon sur Word. C’est super démotivant quand tu dois tout refaire… mais ça ne se sent pas en tout cas ! 🙂
        Quand j’aurais ma journée de folie FNAC (j’adooore la fnac ^^) il sera sûrement dans la pile de livres ;).
        Des bisous !

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