Chronique n°12 : Nous les menteurs

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Auteure : E. Lockhart

Genre : Drame Jeunesse

Pages : 275

Traduction : Nathalie Peronny

Edition : Gallimard Jeunesse

Collection : /

Prix : 14.50 euros

Titre V.O : We were Liars

Sortie V.F : Mai 2015

 

Résumé :

Une famille belle et distinguée.

L’été. Une île privée.

Le grand amour. Une ado brisée.

Quatre adolescents à l’amitié indéfectible, les Menteurs.

Un accident. Un secret. La vérité.

Bienvenue dans la famille Sinclair. Tous sont beaux, riches, sportifs, intelligents, aucun n’a le droit à l’échec. Ils passent leurs étés à Beechwood, leur île privée au large de Cap Cod. Cadence est l’ainée des petits-enfants. Voici son histoire et celle des menteurs. Une histoire bouleversante dont on ne sort pas indemne.

 

Mon avis :

Ce  livre me faisait énormément envie. La couverture, le titre, le résumé… Tout était réuni, et il s’est vite retrouvé au top du top de ma wishlist. Donc, vous comprenez que lorsque j’ai fait un petit tour à la Fnac, je n’ai évidemment pas pu résister. Et quelle découverte !

 

On découvre Cadence, affectueusement surnommée Cady, qui passe ses vacances sur l’île privée de son grand-père où elle retrouve toute sa famille et particulièrement ses cousins et son premier amour Gat après un évènement tragique dont elle a peu de souvenirs. Ce petit groupe est très soudé et se surnomme d’eux-mêmes les Menteurs.

Dès le départ, nous sommes plongés dans un univers assez mystérieux et faits de faux-semblants. Vous savez, il y a des livres où l’action est plate, où il ne se passe rien : pour faire simple on s’ennuie et on lit à travers les lignes pour le terminer plus vite. Ici c’est différent, pendant la moitié du roman, l’action et les révélations sont assez inexistantes mais on sent qu’il se passe quelque chose, qu’il y a une tension sous-jacente et que cette famille est pleine de non-dits et de secrets. Tout au long de ma lecture, j’ai tenté de deviner ce passé sombre qui unissait cette famille mais je n’y suis pas parvenue malgré tout les schémas possibles et inimaginables que je me suis crée. L’auteure a donc su préserver le suspens jusqu’à la fin. Jusqu’au moment où cela devient insoutenable pour le lecteur.

Un autre point fort selon moi c’est le style de l’auteure. Elle a vraiment un style bien spécifique et particulier. La ponctuation sort des sentiers battus que l’on a l’habitude de lire et elle en fait de même dans la construction de ses phrases. Pas de majuscules, pas de point, certaines phrases qui sont coupées en plein milieu et qui reprennent à la ligne suivante. Certes, cela ne plaira pas à tout le monde et j’avoue que j’ai été assez déstabilisée au départ. Mais au final, je trouve que cela apporte du sens à la narration. J’ai vraiment eu l’impression de lire le journal intime de Cady. Ce style d’écriture donne l’impression qu’elle réfléchit et qu’elle hésite ou bien qu’elle ajoute ses pensées spontanément.

Troisième point fort, (décidément vous allez me dire, mais ou sont les points faibles ? Et bien je crois qu’il n’y en pas haha) ce sont les personnages. Cady est une adolescente qui malgré son patrimoine aisé, n’a pas une vie facile. La jeune fille est étouffée par le poids des secrets, accablée par les épreuves difficiles de la vie. Alors oui, au début ce n’est pas l’adolescente la plus adorable du monde. Elle souffre mais se plaint énormément et ne se rend pas compte de tout ce qu’elle possède autour et s’acharne facilement sur les autres. Pourtant au fur et à mesure, on la voit évoluer très rapidement, notamment grâce à Gat, le garçon dont elle est amoureuse. Il arrive à lui faire ouvrir les yeux sur ce qu’elle possède : l’argent et un héritage riche mais avant tout un amour, une famille mais surtout ses cousins, qui même dans les moments difficiles de la vie seront toujours là pour la soutenir et l’épauler.  Gat est vraiment un garçon hyper attachant, simple, authentique mais aussi fragile. J’ai d’ailleurs trouvé le couple Cady/Gat très réaliste et sincère. L’auteure décrit parfaitement l’amour adolescent : un amour qu’ils pensent indestructible, avec des sentiments extrêmes mais tellement purs. En fait, c’est comme deux pièces de puzzle qui s’assemblent parfaitement : l’un ne va pas sans l’autre, ils s’épaulent, se poussent vers le haut. Ils s’aiment c’est tout.

Au-delà de ce couple, il y a en premier plan le quatuor Cady/Johnny/Mirren/Gat. L’auteure nous décrit ici une amitié inébranlable. Les quatre compères sont plus forts que tout. Depuis l’enfance, il s’est forgé entre eux un lien bien particulier qui les unit, un lien indéfectible que rien ne pourra briser. J’ai été réellement frappée par cette amitié aussi puissante, c’est indescriptible en fait, il faut lire ce livre pour comprendre à quel point ce groupe déborde de confiance, de complicité mais avant tout d’amour. Car oui, l’amitié c’est une sorte d’amour si on y réfléchit bien.

 

Le livre est découpé en plusieurs parties, chaque partie nous donnant le maître mot très subtilement de ce qu’il adviendra par la suite. Seulement la dernière partie m’a complètement coupé le souffle. C’est comme si on m’avait mis un oreiller sur la tête pour me faire suffoquer et me faire manquer d’air. J’ai vraiment été dans l’incompréhension totale, tellement que j’ai relu entièrement la dernière partie. Tout mon être était peuplé de questions la principale étant Pourquoi ?. Au début j’étais en colère, vraiment en colère et j’en ai presque pleuré de rage. Je me suis sentie trahie que l’auteure ait réussi à me retourner le cerveau à un point aussi extrême. Car quand je vous dis que je n’ai rien vu venir, je n’ai vraiment RIEN vu venir. Puis finalement, j’ai réfléchi et je me suis dit qu’une fin « bateau » aurait complètement dénaturé cette histoire et finalement la beauté de ce roman c’est bien cette fin totalement incompréhensible au début mais tellement touchante et déchirante.

 

Seulement, et je ne sais pas du tout pourquoi, ce livre n’est pas un coup de cœur. Une très très très belle découverte oui, mais il me manquait ce petit quelque chose qui me fasse succomber au-delà de la limite du coup de cœur. Ou alors c’est parce que je sortais de ma lecture de Qui es-tu Alaska ? qui m’avait complètement bouleversé. En bref, Nous les menteurs reste une histoire merveilleuse que je vous conseillerais chaudement. Ce livre DOIT être lu, dans n’importe quels lieus, de n’importe quelles manières, et à n’importe quelles périodes mais il se doit d’être lu.

 

Ma note : 18/20 Très belle découverte !

Il n’y a même pas de mot au Scrabble pour décrire à quel point je me sens mal.

Je vous dis à très très vite pour un TAG, car oui ça fait longtemps que j’ai pas fait de TAG, j’ai été tagué et j’avais envie de faire un TAG. Voilà !

Kisses mes petits loups au spéculoos !

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3 réflexions sur “Chronique n°12 : Nous les menteurs

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