Chronique n°14 : Boys don’t cry

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Auteure : Malorie Blackman

Genre : Contemporain jeunesse

Pages : 287

Traduction : Amélie Sarn

Editions : Milan

Collection : Macadam

Prix : 12.50 €

Sortie V.F : Octobre 2011

Résumé : 

Dante attend les résultats de ses examens. Le courrier qui lui ouvrira les portes de l’université. De sa future vie. Celle dont il a toujours rêvé.

Mais quand on sonne enfin à la porte, ce n’est pas pas le facteur, c’est Mélanie. Son ex-copine, dont il n’a plus entendu parler depuis des mois. Avec un bébé. Le sien.

Le leur.

Etre père à 17 ans ? Il y a de quoi pleurer.

Mais les garçons ne pleurent jamais.

Mon avis : 

Ce livre qui est l’un de mes plus gros coups de cœur de cette année et se classe aisément dans le Top 5 de mes livres préférés de tous les temps. Il s’agit de Boys don’t cry, un roman extraordinaire qui m’a bouleversée et qui laisse un souvenir indélébile dans mon cœur.

Boys don’t cry est un roman est un roman jeunesse et traite de sujets que l’on voit peu en littérature adolescente. C’est justement là sa force car selon, moi c’est une véritable originalité de l’auteur de parler de ces sujets délicats mais qui, je pense, font preuve d’une certaine pédagogie envers les jeunes pour les aider à mieux comprendre les difficultés que la vie peut nous imposer mais aussi développer leur tolérance et leur ouverture d’esprit.

Le thème principal du roman tourne autour de la paternité soudaine de Dante. Un adolescent de 17 ans qui malgré la mort de sa mère, vit une vie plutôt tranquille et s’apprête à intégrer l’université. Un jour pourtant, Mélanie son ex-petite amie revient chez lui avec un bébé dans ses bras et lui annonce qu’il est le père de l’enfant. C’est en prétendant aller chercher des couches que la jeune fille va disparaître et laisser Dante livré à lui-même devant apprendre à s’occuper de cet enfant mais aussi à gérer les conflits familiaux et les divergences entre lui, ses amis et sa famille.

J’ai mis beaucoup de temps à trouver les mots sur ce roman tellement j’en suis tombée amoureuse. Ce roman m’a, pendant un moment, ôté les mots de la bouche et je ne savais pas comment partager mon ressenti à part dire « Lisez-le ! ». Mais aujourd’hui j’espère bien vous donner envie de le lire parce que c’est une véritable claque qui nous retourne et nous fait réfléchir après coup.

Même si mes goûts de lecture sont assez éclectiques, j’ai pour préférence la littérature jeunesse. C’est aussi une des raisons pour laquelle je me suis tournée vers Boys don’t cry. Cependant ce livre est indéniablement universel et accessible à toutes les tranches d’âge selon moi. Il traite de sujets qui nous concernent tous et dont on entend parler fréquemment, qu’ils soient critiqués ou défendus : La paternité chez les adolescents, l’homosexualité, la façon de faire son deuil. Ce sont des sujets difficiles mais qui méritent une réflexion dessus même si nos avis peuvent être divergents. Toutes les tranches d’âges sont invitées à lire ce roman qui traite avec une justesse parfaitement dosée tous ces sujets qui nous concernent. Pour ma part, après l’avoir fini, j’en ai tellement parlé à ma mère, qu’elle a eu envie de le lire elle-aussi (elle qui a pourtant l’habitude de lire des témoignages et des thrillers et pas du tout ce genre de littérature) … Elle a adoré aussi et a été extrêmement touchée par cette histoire. Il est vrai que lorsqu’on est jeune, on peut parfois être assez extérieur à toutes ces polémiques et sujets qui peuvent parfois ne pas susciter l’intérêt. Malorie Blackman fait d’une pierre deux coups : elle expose directement ces sujets aux jeunes, parfaitement traités, mais en plus elle inclut directement un adolescent au cœur de ces débats.

Les personnages du livre sont incontestablement le gros point fort du roman.

D’abord il y a Dante, adolescent de 17 ans qui se voit devenir père du jour au lendemain. C’est un jeune immature et égoïste. Forcément devoir réviser ses plans quand on devient père d’un enfant sans le savoir mérite des changements assez conséquents dans sa vie. Au début, l’auteur ne prend pas de pincettes avec son personnage, elle fait tout ce qu’il faut pour qu’on le déteste mais son évolution est splendide. Dante appelle sa fille Emma « la chose », « ce petit truc » et la renie totalement alors qu’elle demande simplement à être aimée. Celui-ci fait même un test de paternité qui au premier abord paraît être une décision abominable. Pourtant, si l’on réfléchit bien, qu’aurions-nous fait à sa place quand une nouvelle pareille nous tombe dessus ? Sa réaction n’est-elle pas simplement humaine après tout ? Et c’est là toute la finesse du roman sur les personnages. Mais Dante n’est pas seul, il y a aussi son frère Adam qui a 15 ans et homosexuel. Malgré le fait qu’il s’assume, il doit supporter des violences physiques et morales des amis de Dante. Son père qui doit apprendre à gérer sa tristesses face à la mort de sa femme et l’éducation de ses fils seul. Enfin Emma, la fille de Dante, bébé innocent qui demande seulement de l’amour mais qui sans le savoir se situe dans une situation où l’équilibre familial est fragile.

Une autre qualité du roman (oui, ce roman n’a aucun défaut je vous assure) c’est l’écriture et le style qu’adopte l’auteur. Le roman est à deux voix : celle de Dante et d’Adam. L’auteur s’approprie divinement ses personnages comme des personnages réels. J’ai aussi beaucoup apprécié l’originalité du roman : en effet, nous avons pour habitude de beaucoup entendre parler des grossesses chez les adolescentes et les pères qui les abandonnent, qui ne veulent pas assumer l’enfant. Ici, c’est le contraire, c’est Dante le père qui doit assumer la tâche d’élever sa fille car la maman s’est enfuie et j’ai trouvé très intéressant de voir l’histoire tourné sous cet angle et sous ce point de vue. De plus l’écriture nous permet de suivre l’évolution de la relation entre Dante et sa fille. Une relation magnifique qui nous fait voir comment Emma fait grandir son père et vice versa.

 

Pour conclure, je dirais que ce roman prouve que la littérature jeunesse n’est pas un sous-genre comme elle est malheureusement considérée parfois mais un genre à part entière. J’avoue même que j’ai versé ma larme. Le seul reproche que je peux lui faire sera la tristesse qu’on éprouve en le finissant car on le dévore ! Je le conseille à tout le monde car c’est un livre avec une réflexion et une morale parfaite.

 

Ma note : 19/20 : COUP DE CŒUR

Si je ne vous ai toujours pas convaincus, lisez ce petit passage :

 

            « – Tu étais amoureux de Mélanie ? m’a soudain demandé mon frère.

               J’ai secoué la tête sans hésiter

               – Dommage, a dit Adam.

               – Pourquoi ?

               – Un bébé aussi extraordinaire que ta fille aurait dû être conçu dans l’amour. »

                                                                                           

En ce 1er janvier, j’espère que vous avez tous passer de merveilleuses fêtes de fin d’année, qui vous avez été gatés et que vous avez bien profité de vos proches en ces temps difficiles.

Je vous dis à très vite et je vous embrasse fort fort fort.

Kisses.

 

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Bilan de l’automne 2015 !

Bonjour tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour mon bilan de cet automne. 3 mois au total… Y’a du boulot !

Commençons par les acquisitions :

Je n’ai rien acquis au mois de septembre, en octobre en revanche… J’ai acquis 8 livres ! Ce n’était pas du tout prévu mais avec une amie de mon I.U.T nous sommes allées à Gilbert jeune et là… Catastrophe j’ai fais chauffer la carte bleue… et je l’aurais fait chauffer encore plus si je l’avais écouté elle ! Enfin bon y’avait aussi des livres pour les cours… (Oui je me justifie et alors ?)

J’ai donc rajouté à ma pile à lire :

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En novembre j’ai acquis 6 livres (et pour tout vous avouer je pensais que j’en avais acquis 3 mais en fait non xD) :

2 livres pour les cours :

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2 priorités ABSOLUES :

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Recherchant beaucoup de livres ayant pour thème le harcèlement c’est donc logiquement que j’ai acheté

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Et j’ai aussi du faire mon achat France Loisirs :

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Voilà une couverture magnifique, un résumé alléchant… Je n’ai pas pu résister : Je suis faible 😦

Concernant mes lectures de cet automne, elles seront bien maigres, car avec toutes les raisons dont je vous avais fait part avant : les cours intensifs, les temps de transport, mon job étudiant et mes lectures de cours c’était vraiment compliqué…

Courant septembre j’ai donc lu :

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Un tome qui m’a beaucoup beaucoup déçue. Je trouvais qu’on tournait en rond dans l’intrigue et je n’ai pas reconnu Tris qui m’a laissée totalement de marbre. Je me suis dit à la fin « Tout ça pour ça ? » J’attends de lire le troisième tome même si on m’a gentiment spoilée la fin… Ne rigolez pas. (Amale, si tu passes par là, je te déteste)

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Un livre très sympathique et qui me parle puisque c’est mon job étudian et c’est vrai que je me suis reconnue dans pas mal de situations : j’ai vraiment beaucoup rigolé ! En revanche, c’est dommage que l’auteure expose les côtés plus négatifs de ce métier, il n’y a pas que du mauvais non plus…

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Une comédie légère et sans prise de tête qui m’a bien détendue pendant ma rentrée scolaire car j’avoue que j’étais très stressée !

Terminé pour le mois de septembre ! Passons au mois d’octobre où j’ai lu 4 livres mais ce mois a été assez … Catastrophique ? Oui. C’est le mot.

A part mon coup de cœur magnifique et inoubliable pour Boys don’t cry, dont je n’arrête pas de penser (bref, je vais m’arrêter là, vous saurez tout dans la chronique)…

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… Je n’ai eu que des déceptions et notamment une haine assez énorme pour un roman en particulier qui est…

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Voilà, celui-ci me reste en travers de la gorge. Il avait des avis très mitigés, je voulais faire le mien et bien c’est fait ! Je déteste et je vous expliquerais en détails dans une nouvelle chronique.

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J’ai été assez déçue par celui-ci mais je ne sais pas trop quoi en penser… J’ai trouvé le temps extrêmement long et l’histoire très spéciale même si l’idée de départ était bonne. Je lirais sûrement un autre Carina Rozenfeld pour voir si c’est l’auteure ou juste ce roman qui ne m’a pas plu.

Pour les cours j’ai du lire :

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J’avais lu l’Oeil du Loup de cet auteur au collège que j’avais beaucoup aimé et je pense être restée accrochée à ce style jeunesse de l’auteur qui est totalement différent dans la fée Carabine, du coup j’ai eu beaucoup de mal.

Passons maintenant au mois de novembre (courage c’est bientôt fini !) :

Alors le mois de novembre… J’ai lu 2 livres. En fait non plutôt un livre et demi.

En effet pour les cours je devais lire le chapitre d’un livre que j’ai quand même mis deux semaines à finir ! Je ne vous le présente pas, ça n’a aucun intérêt pour vous je pense.

Pour me détendre j’ai lu un livre que j’attendais depuis 8 mois ! THE REVOLUTION OF IVY OUUUUUI !

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Et et et… J’ai adoré ! Pas autant que le premier mais il n’a rien à lui envier ! Je vous en dis plus très prochainement 🙂

En 3 mois j’ai donc lu 2700 pages sans compter les lectures de cours !

Comme d’habitude, si je devais retenir :

Une couverture :

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Un personnage : Malheureusement pas dans le bon sens mais je dirais Tris dans le deuxième tome de Divergente car j’ai eu affaire à une jeune fille complètement différente, presque une véritable machine de guerre sans sentiments, égoïste et butée. Je n’ai pas su retrouver la Tris que j’avais adorée dans le premier tome. Pour moi ce sont deux personnages à part.

Un coup de coeur : J’en ai fait la chronique juste après mais Boys don’t cry restera pour toujours dans mon coeur. J’aime ce livre d’amour. En fait c’est même plus un coup de coeur c’est un coup de foudre. Il faut juste que vous le lisiez.

Une déception : Et là on va passer du coup de foudre à la déception la plus totale mais je vais choisir Salmacis sans hésiter. J’aime vraiment mais vraiment pas ce livre et je ne comprends pas comment il a pu gagner un concours. Une chronique très prochainement !

Et c’est la fin de ce très long bilan je vous retrouve très vite pour une nouvelle chronique et un Tag !

Kisses ❤

Chronique n°13 : Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers

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Auteur : Benjamin Alire Sáenz

Genre : Contemporain Jeunesse

Pages : 360

Traduction : Helène Zilberait

Editions : Pocket Jeunesse

Collection : PKJ

Prix : 17.90 €

Titre V.O : Aristotle and Dante discover the secrets of the universe

Sortie V.F : Juin 2015

Résumé : 

Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont à priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais…

C’est donc l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers.

INTRODUTION DU RETOUR :

Booooonjour ! Eh non je ne suis pas morte et j’ai un peu de temps aujourd’hui pour poster un article ENFIN ! Comme je vous l’avais dit dans mon article précédent (qui date du 23 septembre oui oui …) j’ai fais ma rentrée en DUT INFO-COM métiers du livre. Je m’éclate mais j’ai vraiment beaucoup de travail à fournir en plus de mon travail étudiant et mes 1h30 de transport aller. Comment vous dire que quand je rentre chez moi , la seule chose dont j’avais envie c’était dormir. Bref, l’envie de bloguer me manquait tout de même mais quand on peut pas on peut pas.

Alors je reviens certes, mais je ne peux pas vous promettre des publications fréquentes car j’ai toujours peu de temps pour moi et j’en suis vraiment désolée.

Du coup vous imaginez bien que j’ai pris un certain (énorme mais j’ai honte de le dire mddr) retard donc je vais malheureusement faire le tri dans mes chroniques. Celles où je ne donnerais pas d’avis précis seront tout de même chroniqués rapidement dans le bilan du mois de septembre/octobre.

Sur ce, je vous laisse sur la chronique d’Ari & Dante (qui ne sera pas la plus enthousiaste mais bon,on choisit pas haha)

Mon avis : 

Par où commencer ? J’ai beaucoup trop de choses à dire mais je ne sais pas comment les formuler …

Ce livre, on ne le présente plus. Tout le monde le connait, tout le monde l’adore. Sauf moi apparemment. Alors, je n’ai pas dit que j’avais détesté (et je sens que je vais me justifier tout le long de cette chronique), c’est juste que j’ai un avis très mitigé.

C’est pour cela que je conseille fortement aux fans de Ari & Dante (en gros tout le monde) de ne pas lire cette chronique sous peine de crise cardiaque éminente (je vous aurais prévenus) même si je pense qu’il est bien d’avoir des chroniques qui  divergent pour se sentir moins seul (comme moi par exemple).

L’histoire de Ari & Dante c’est quoi ? Une histoire assez simple en somme, une amitié entre deux ados que tout opposent qui va se développer au fur et à mesure qu’ils apprennent à se connaître. Sur le papier c’est vrai que cela donne envie, on sent que l’on va être touché et à cela s’ajoute une couverture divine et des avis dithyrambiques (le mot trop à la mode haha).

Alors oui c’est vrai que ce livre a plusieurs qualités que je ne pourrais pas nier.

Je pense notamment à la construction de l’écriture qui est fluide et efficace qui rend le roman rapide à lire.

Je pense aussi à Dante qui est un personnage haut en couleurs et vraiment touchant. Un personnage plein de vie, d’envies et d’espoirs. Un garçon optimiste, qui croque la vie à pleine dents et qui assume sans complexe sa personnalité. J’ai vraiment apprécié son envie permanente d’aider Ari, de le pousser à voir le bon côté des choses et lui apprendre à savoir qui il est vraiment. Ce personnage est un souffle d’espoir, une tornade même. Quelqu’un de frais et d’entier avec qui on a envie de lier une amitié forte et durable. Bref, un garçon extrêmement attachant et selon moi LE gros point fort du roman.

Le troisième gros point positif de Ari & Dante, ce sont les sujets traités avec beaucoup de justesse. Ça, je ne pourrais pas l’enlever c’est indéniable. L’amitié qui se développe entre deux adolescents, l’homosexualité, la tolérance, la découverte et le questionnement sur soi. Des sujets qui touchent forcément les adolescents et qui forcément ne peuvent nous rendre que plus ouverts et touchés par cette histoire.

(vous voyez que j’ai pas détesté… ;D )

Maintenant, on va passer aux points qui fâchent car j’ai trouvé des points négatifs à ce roman et notamment 2 principaux :

Le premier est ce que j’appellerais le manque de réalisme. Les dialogues sont beaux et la réflexion des deux adolescents aussi mais… parle-t’on ainsi dans la vraie vie ? Personnellement je ne me vois pas dire à une amie « allons découvrir les secrets de l’univers », non non non. NON. Du coup, pour moi, cela a un peu « tué » la beauté de la relation mais surtout de l’histoire tout simplement car je trouvais parfois leurs échanges « too much » et pas du tout authentiques.

Le second point négatif et le plus important pour moi car il a carrément pris le dessus sur ce que j’avais pu aimer dans le roman c’est tout simplement Ari. Oui désolée, je sais c’est honteux mais je m’explique et vous allez comprendre pourquoi.

ATTENTION : JE FAIS UNE PETITE PARENTHÈSE POUR DIRE QUE CE QUE JE VAIS DÉVELOPPER MAINTENANT EST STRICTEMENT PERSONNEL. PERSONNEL DANS LE SENS PSYCHOLOGIQUE. (bref vous allez comprendre…).

Je n’ai pas aimé Ari. Pas du tout. Pourquoi ? Comment vous expliquez ? Vous savez, on a tous une personnalité avec un côté plus gai et l’autre plus sombre. En avril, j’avais lu Fangirl de Rainbow Rowell que j’avais beaucoup aimé et notamment pour une bonne raison : Cat, l’héroïne c’est juste mon double parfait, elle est comme moi : un peu maladroite et timide mais joyeuse, travailleuse et déterminée. Et bien Ari c’est aussi mon double parfait. Le problème c’est que c’est du côté sombre de la chose. Et l’autre problème c’est que j’ai détesté qu’on me renvoie au visage mes pires traits de caractère. Alors certes je ne suis pas autant poussée à l’extrême comme Ari, car c’est vrai qu’il a une tendance presque dépressive et ultra pessimiste. Son frère est en prison et il en souffre énormément, alors je ne vais pas vous raconter toute ma vie mais j’ai vécu aussi des choses qui m’ont énormément fait souffrir et je suis en sorte devenue un peu comme lui. Alors voilà, lire « bah tiens Julie, toi t’es exactement comme Ari », ça m’a fait mal et ça ne m’a pas plus du tout. Donc c’est ce qui a beaucoup gâché ma lecture.

 

En conclusion, une lecture dont tout le monde a fait l’éloge mais qui m’a pourtant laissé sceptique. Je ne l’ai peut-être pas lu au bon moment (c’est vrai qu’en général les livres qui font le buzz, je ne les aime pas trop…), peut-être pas compris le sens ou tout simplement les signaux que voulait me transmettre l’auteur. Je le relirais sûrement un jour mais pour l’instant? ce n’est pas le moment.

Voilà voilà j’espère que vous ne me détestez pas …

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En tout cas si vous avez envie de lire mais que vous hésitez encore peut-être que ceci pourra vous convaincre :

Je me suis dit que les poèmes étaient comme les gens. On en comprend certains immédiatement, d’autres jamais.

Ma note : 14/20 (oui vous avez bien vu)

Je vous embrasse fort et je vous dit à la prochaine pour une nouvelle chronique puis pour le bilan !

Kisses !

Bilan du mois n°5 : Août 2015

Bonjouuuuur tout le monde !

Quel plaisir de vous retrouver enfin pour ce bilan du mois d’août qui s’est bien fait attendre il faut le dire.

Bien évidemment nous allons parler livres mais nous allons aussi parler de remise en question, de réflexion sur moi-même etc (n’allez pas vous imaginer quoi que ce soit de dramatique hein xD)

Exceptionnellement je vais d’abord commencer par mes acquisitions du mois d’août… Vous vous souvenez, je vous avais dit que je n’avais rien acheté au mois de juillet ce qui, en théorie, est vraiment très bien. Sauf que… le mois d’août a été catastrophique en terme de réceptions : 14 livres ! Je sais je sais, vous pouvez me lancer des pierres j’ai carrément craqué mon slip ! Mais pour ma défense 10 livres sur 14 sont des livres d’occasion (d’apparence totalement neufs en plus !) donc il y a circonstances atténuantes ! Bref, j’arrête de me justifier et je commence tout de suite !

J’ai donc acquis :

9782253127550-Tla-mecanique-des-coeurwave9782745954992FSà tous les garçons que j'ai aimésce si joli troublel-ete-des-secondes-chances-469101Les-outrepasseurs-01A1AKwdrddxLinsaisissable-1MSK_hush-hush1hantee,-tome-1---les-ombres-de-la-ville-2083772-250-400vous-parler-de-caafter-we-fell-le-tome-3-de-la-saga-disponible

Et c’est en insérant les images que je me suis rendue compte que ça faisait beaucoup quand même xD En tout cas si vous avez lu un ou plusieurs de ces livres n’hésitez pas à m’en faire part ^^

Mais qu’est-ce que j’ai bien pu lire en ce joli mois d’août ? Si vous avez bien suivi, vous n’êtes pas sans savoir que j’ai été en challenge « amitié littéraire » avec Anaïs du blog Le monde de Miia avec qui j’ai adoré faire ce challenge en passant. Donc le suspens est assez limité haha. Seulement j’ai eu (et j’ai encore) cette foutu panne de lecture qui dure depuis milieu juillet ce qui a fortement freiné mon rythme de lecture, j’ai donc lu 3 livres :

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Ce qui donne un total de 1550 pages lues. Mes chroniques concernant ces trois livres ne seront pas disponibles tout de suite étant donné le retard énorme que j’ai a rattrapé ce qui m’amène a vous en expliquer les raisons comme je l’évoquais au tout début de l’article.

Comme je l’expliquais il y a quelques semaines déjà, cela fait environ deux mois que j’ai une panne de lecture (même si elle commence à s’estomper en ce moment mais je me méfie énormément). Jamais, ô grand jamais je n’avais eu de panne de lecture aussi longue (pour dire que j’en avais eu qu’une il y a 3 ans), autant vous dire que ça me fait tout drôle mais avant tout ça me déchire le cœur. Mais vraiment. A quoi cela est dû ? Sûrement à un mélange de pleins de raisons : Beaucoup de travail, beaucoup de fatigue, un livre dont j’ai été très déçue et que tout le monde avait adoré donc oui, j’avoue cela m’a carrément foutu un coup. Bref. Entre Juillet et août je n’ai donc lu que 7 livres. Un score bien médiocre. Alors oui la lecture n’est pas une course mais avant tout un plaisir et une passion mais je désespère de voir que j’ai mis 3 semaines à lire le tome 2 de Divergente… Voilà quoi. Du coup j’ai perdu toute motivation et en premier la motivation de bloguer (à cela s’ajoute des petits soucis d’ordinateur et un manque de temps évident). Cela revient tout doucement en ce moment et j’y travaille de plus en plus. Néanmoins, j’ai décidé de me poser, d’arrêter de stresser de peur que les chroniques se fassent trop attendre. Je suis quelqu’un d’extrêmement (trop) perfectionniste, et il m’arrive parfois de passer 3 heures sur UNE chronique (non non il ne s’agit pas d’une expression) alors c’est vrai qu’entre la reprise des cours et le travail personnel, mon job étudiant, le temps de transport (1h15 aller) et le blog, il m’est encore difficile de tout gérer et c’est bien mon objectif : apprendre à devenir une superwoman. Alors non, je ne vais pas arrêter de bloguer, si je l’ai crée c’est parce que la lecture restera toujours mon premier amour et que j’aime partager et en parler avec d’autres passionnés comme moi. J’ai juste décidé de prendre mon temps. Je préfère publier une chronique en retard mais bien faite plutôt qu’une chronique dans les temps mais totalement bâclée. Cependant quand je saurais devenue une superwoman, je vais me poser et organiser un planning de superwoman avec des chroniques de superwoman, je reviendrais sur vos blogs telle en superwoman. Bon… Je crois que vous avez compris haha. En tout cas j’espère que vous comprendrez tout ce que je viens de vous expliquer voilà VOILA (fin du roman.)

Stay strong !

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Je crois que j’ai tout dit, il faut dire que ça m’a vraiment libéré et que ça m’a fait un bien fou ! Et vous avez vous déjà eu une panne de lecture ? Des moments de découragement ? N’hésitez pas en m’en faire part je serais ravie d’en discuter avec vous 🙂

Je vous dis donc à la prochaine pour une nouvelle chronique et merci de m’avoir lu jusqu’au bout !

Kisses. ❤

Tag n°2 : Le Liebster Award !

Bonsoir à tous !

Je vous retrouve pour un TAG ! Oui, oui, oui, je trouve que ça fait trop longtemps que je n’ai pas fait de TAG, j’ai été nominée : que demande le peuple ?

Et il s’agit deeeeeeeeee *roulement de tambours*

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Bon c’était marqué dans le titre donc le suspens est assez limité c’est vrai.

J’ai été tagguée pas Whalzz donc n’hésitez à aller jeter un petit coup d’œil sur son blog, ça serait top !

Votre mission si vous l’acceptez sera :

  • De citer 11 anecdotes sur vous
  • Répondre aux 11 questions du taggueur en question
  • Tagguer 11 personnes
  • Leur poser 11 autres questions

Ce message s’autodétruira dans …. Non en fait il va rester là.

Let’s go !

1/ Je suis une grande dormeuse, j’adore faire la grasse mat’ toussa toussa MAIS j’ai une règle : Si je me lève après 12h je considère ma journée comme gachée, mais 11h59 ça passe crème , y’a pas de souci. (Je sais c’est purement psychologique)

2/ Le trait de caractère qui m’insupporte le plus chez une personne c’est l’indécision. C’est sûrement dû à mon signe Bélier, mais je ne peux pas supporter une personne qui n’arrive pas à réagir dans les 2 minutes qui suivent. Avec moi il faut aller vite, un point c’est tout. Et pourtant je suis entourée de Balance : ma meilleure amie, mon père etc… Le hasard fait bien les choses n’est-ce pas ?

3/ J’ai une collection de plus de 50 vernis et pourtant je me ronge les ongles très très souvent. Il est rare que j’arrive à tenir plus de 2 mois avec les ongles longs.

4/ Je suis passée par toutes les couleurs de cheveux : Petite, j’avais les cheveux noirs ébène, puis enfant je suis devenue blonde claire et maintenant je suis châtain (ou Caramel comme j’aime le dire).

5/ Depuis un peu plus d’un an, je suis caissière (ou hôtesse de caisse appelez ça comme vous voulez) dans un grand supermarché avec le petit oiseau rouge. Malgré quelques personnes dont le cerveau est dévoré par la bêtise, le mal de dos et les packs d’eau, c’est une super expérience que je vis avec des collègues et des supérieurs incroyables, des fous rires, des spécimens assez loufoques et des habitués auxquels vous vous attachez malgré tout. Je vous recommande de lire les tribulations d’une caissière d’Anna Sam d’ailleurs. Même si en vrai je ne l’ai pas encore lu mais ça ne saurait tarder car il est dans ma PAL.

6/ Je crois dur comme fer à l’au-delà, aux esprits, fantômes etc. Il est obligé , pour moi, qu’il y ait une vie après la mort, ce n’est pas possible autrement.

7/ Je hais par dessus tout les épinards. Même à Koh-Lanta ou avec un couteau sous la gorge je n’en mangerais pas. Tout me dégoûte. L’odeur, la matière, le goût, la couleur, tout tout tout. Et si les épinards touchent d’autres aliments je ne les mange pas non plus, je sais c’est abusé. D’ailleurs au lycée, j’ai fait croire pendant trois ans que j’y étais allergique. A la place j’avais des pommes de terre. Joli contraste n’est-ce pas ?

8/ Je suis arachnophobe. Je fais des crises d’angoisse quand j’en vois une. Que ce soit en photo, à la télé ou en vrai mais là c’est encore pire… D’ailleurs je suis un brin masochiste car j’adore regarder Spider-Man, j’évite simplement les 30 premières minutes du 1er film c’est tout.

9/ Si je pouvais avoir un mec avec le physique de Kit Harrington (ou Jensen Ackles… Gaspard Ulliel, il est bien aussi) le voix de The Weeknd et le charisme et l’humour de Johnny Depp, ça serait parfait. Bah quoi ? L’espoir fait vivre non ?

10/ Je déteste l’automne synonyme de vent, de froid et de gris. C’est pour cela que je déprime en sachant que nous sommes déjà en septembre.

11/ Autant je pleure très facilement devant les films, par là j’entends Titanic, Nos étoiles contraires, mais SURTOUT The Impossible où j’ai mis une semaine à m’en remettre (sérieusement regardez ce film !), mais en ce qui concerne les livres, je verse très rarement une larme. Seulement deux livres ont eu ce privilège : Nos étoiles contraires encore une fois et le Tome 2 de la saga Les étoiles de Noss Head de Sophie Jomain. Ceux qui l’ont lu savent pourquoi xD

 

Répondons maintenant aux 11 questions de Whalzz :

1/ Quel(s) pays voudrais-tu visiter et pourquoi ?

Mon dieu, il y en a vraiment beaucoup, je pense notamment à la Thailande, les USA, l’Australie, l’Irlande, La Chine… Mais si je devais en retenir un seul, je choisirais sans hésiter le Brésil.

2/ D’où vient ton intérêt pour la lecture ?

Je ne sais pas trop en fait. Je pense que ça a toujours fait partie de mes gènes si je puis dire. Ma mère me disait que j’ai commencé à apprendre toute seule avec des imagiers en dernière année de maternelle et arrivée au CP, j’avais déjà plus de bases que mes petits camarades. Après ma mère me lisait tout le temps l’histoire du soir ou plutôt les histoires du soir car j’en voulais toujours plus. Sinon vers 12 ans, le Journal d’une Princesse de Meg Cabot a vraiment été une révélation pour moi, j’ai dévoré littéralement cette saga et c’est aussi ça qui m’a donné envie de continuer à lire.

3/ Quel est le dernier film que tu as vu au cinéma ? L’as-tu apprécié ?

Oula, ça fait un bail que je ne suis pas allée au cinéma. Le dernier film que j’ai vu est Jurassic World et j’ai plus qu’adoré j’ai surkiffé. C’était vraiment génial.

4/ Quelles sont tes vacances idéales ?

Pour moi la destination n’est pas le plus important. Des vacances idéales, c’est juste un break, un changement d’air où on déconnecte de tout entourée de la famille, ou des amis (ou les deux c’est bien aussi), sans prise de tête c’est tout.

5/ Quelle est LA chose que tu voudrais faire avant de mourir ?

Oh non c’est trop cruel ça, j’ai carrément fait une bucket list tellement il y en a. Bon on va enlever tous ce qui est « avoir des enfants » « offrir un voyage à mes parents » ça tout le monde en rêve pratiquement donc je vais choisir quelque chose de plus original et je dirais voir une aurore boréale (même si j’ai hésité avec parler la langue des signes et monter à dos d’éléphant)

6/ Quel est ton plus beau souvenir de voyage ?

Quand j’avais 13 ou 14 ans il me semble, j’ai eu l’occasion d’aller nager avec les dauphins au Marineland c’était juste magique. Sinon pendant un week-end j’ai été rendre visite à ma sœur à la campagne et avec son copain, on est allé faire de la Jeep dans les champs en pleine campagne à 1h du matin tout en écoutant Wonderwall d’Oasis. Je me suis jamais sentie aussi libre qu’à ce moment là

7/ Quel est ton péché mignon ?

LES OLIVES.  J’en mangerais des tonnes et des tonnes ! J’ai un stock de pots d’olives chez moi. J’en mangerais matin, midi et soir, à n’importe quelle sauce. Vraiment, les olives et encore les olives.

8/ Si tu pouvais voyager dans le temps, dans quel époque irais-tu ?

J’irais plus dans le passé que dans le futur déja. Et je pense que mon choix se dirigerait à l’époque du Roi Soleil, avec toutes les paillettes de la cour, les belles robes etc. J’aurais pu choisir Louis XVI aussi, mais la guillotine c’est pas vraiment mon délire quoi.

9/ Quelles sont les personnalités qui t’inspirent ?

Cette question est vraiment difficile à répondre comme ça sans y réfléchir. Je sais pas … Hitler ? (Je RIGOLE bien évidemment, j’adore l’humour noir sachez-le.) Sinon, ce n’est pas vraiment une personnalité mais ma sœur m’inspire beaucoup et son parcours force l’admiration. Elle réussit tout et c’est pourquoi je veux faire tout comme elle, je sais  c’est pas bien.

10/ Suis-tu les actualités ?

J’essaie le plus souvent possible mais j’ai des horaires de travail assez irréguliers qui ne me le permettent pas tout le temps.

11/ Dans quelles conditions lis-tu le plus souvent ?

Le plus souvent je lis le soir avant de me coucher. Mais la période où j’engloutis les livres jour après jour c’est quand je pars en vacances, à la plage quand j’ai vraiment rien à faire d’autre !

Et voici mes 11 questions :

1/ Cite un livre que tu pensais aimer mais que tu as finalement détesté.

2/ Quel est selon toi ton pire défaut ?

3/ Quel est le livre qui a été l’élément déclencheur, THE livre qui t’as donné l’envie folle de lire ?

4/ Quelle est pour l’instant la chose la plus incroyable que tu ai faite dans ta vie ?

5/ Thé ou café ?

6/ As-tu une passion et/ou une phobie bizarre ?

7/ Si tu échouais sur une île déserte, quel livre te distrairait au bord d’une plage et lequel te servirait à allumer un feu ?

8/ Ton livre préféré de la vie toute entière pour qui tu pourrais tuer n’importe qui ?

9/ Raconte nous une blague pourrie (certes ce n’est pas une question mais je fais ce que je veux na !)

10/ De quoi es-tu le plus fier pour l’instant ?

11/ Si tu avais le pouvoir de devenir invisible, quelle est la première chose que tu ferais ?

Ce tag est donc terminé, j’espère qu’il vous aura plu !

Désolée pour le peu d’articles en ce moment mais j’ai beaucoup de travail, je dois préparer ma rentrée et j’ai beaucoup d’événements qui sont arrivés dans ma vie ce qui explique mon absence sur le blog, Twitter et Instagram !

Je taggue donc toutes les personnes qui voudront le faire !

Kisses mes chatons !

Chronique n°12 : Nous les menteurs

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Auteure : E. Lockhart

Genre : Drame Jeunesse

Pages : 275

Traduction : Nathalie Peronny

Edition : Gallimard Jeunesse

Collection : /

Prix : 14.50 euros

Titre V.O : We were Liars

Sortie V.F : Mai 2015

 

Résumé :

Une famille belle et distinguée.

L’été. Une île privée.

Le grand amour. Une ado brisée.

Quatre adolescents à l’amitié indéfectible, les Menteurs.

Un accident. Un secret. La vérité.

Bienvenue dans la famille Sinclair. Tous sont beaux, riches, sportifs, intelligents, aucun n’a le droit à l’échec. Ils passent leurs étés à Beechwood, leur île privée au large de Cap Cod. Cadence est l’ainée des petits-enfants. Voici son histoire et celle des menteurs. Une histoire bouleversante dont on ne sort pas indemne.

 

Mon avis :

Ce  livre me faisait énormément envie. La couverture, le titre, le résumé… Tout était réuni, et il s’est vite retrouvé au top du top de ma wishlist. Donc, vous comprenez que lorsque j’ai fait un petit tour à la Fnac, je n’ai évidemment pas pu résister. Et quelle découverte !

 

On découvre Cadence, affectueusement surnommée Cady, qui passe ses vacances sur l’île privée de son grand-père où elle retrouve toute sa famille et particulièrement ses cousins et son premier amour Gat après un évènement tragique dont elle a peu de souvenirs. Ce petit groupe est très soudé et se surnomme d’eux-mêmes les Menteurs.

Dès le départ, nous sommes plongés dans un univers assez mystérieux et faits de faux-semblants. Vous savez, il y a des livres où l’action est plate, où il ne se passe rien : pour faire simple on s’ennuie et on lit à travers les lignes pour le terminer plus vite. Ici c’est différent, pendant la moitié du roman, l’action et les révélations sont assez inexistantes mais on sent qu’il se passe quelque chose, qu’il y a une tension sous-jacente et que cette famille est pleine de non-dits et de secrets. Tout au long de ma lecture, j’ai tenté de deviner ce passé sombre qui unissait cette famille mais je n’y suis pas parvenue malgré tout les schémas possibles et inimaginables que je me suis crée. L’auteure a donc su préserver le suspens jusqu’à la fin. Jusqu’au moment où cela devient insoutenable pour le lecteur.

Un autre point fort selon moi c’est le style de l’auteure. Elle a vraiment un style bien spécifique et particulier. La ponctuation sort des sentiers battus que l’on a l’habitude de lire et elle en fait de même dans la construction de ses phrases. Pas de majuscules, pas de point, certaines phrases qui sont coupées en plein milieu et qui reprennent à la ligne suivante. Certes, cela ne plaira pas à tout le monde et j’avoue que j’ai été assez déstabilisée au départ. Mais au final, je trouve que cela apporte du sens à la narration. J’ai vraiment eu l’impression de lire le journal intime de Cady. Ce style d’écriture donne l’impression qu’elle réfléchit et qu’elle hésite ou bien qu’elle ajoute ses pensées spontanément.

Troisième point fort, (décidément vous allez me dire, mais ou sont les points faibles ? Et bien je crois qu’il n’y en pas haha) ce sont les personnages. Cady est une adolescente qui malgré son patrimoine aisé, n’a pas une vie facile. La jeune fille est étouffée par le poids des secrets, accablée par les épreuves difficiles de la vie. Alors oui, au début ce n’est pas l’adolescente la plus adorable du monde. Elle souffre mais se plaint énormément et ne se rend pas compte de tout ce qu’elle possède autour et s’acharne facilement sur les autres. Pourtant au fur et à mesure, on la voit évoluer très rapidement, notamment grâce à Gat, le garçon dont elle est amoureuse. Il arrive à lui faire ouvrir les yeux sur ce qu’elle possède : l’argent et un héritage riche mais avant tout un amour, une famille mais surtout ses cousins, qui même dans les moments difficiles de la vie seront toujours là pour la soutenir et l’épauler.  Gat est vraiment un garçon hyper attachant, simple, authentique mais aussi fragile. J’ai d’ailleurs trouvé le couple Cady/Gat très réaliste et sincère. L’auteure décrit parfaitement l’amour adolescent : un amour qu’ils pensent indestructible, avec des sentiments extrêmes mais tellement purs. En fait, c’est comme deux pièces de puzzle qui s’assemblent parfaitement : l’un ne va pas sans l’autre, ils s’épaulent, se poussent vers le haut. Ils s’aiment c’est tout.

Au-delà de ce couple, il y a en premier plan le quatuor Cady/Johnny/Mirren/Gat. L’auteure nous décrit ici une amitié inébranlable. Les quatre compères sont plus forts que tout. Depuis l’enfance, il s’est forgé entre eux un lien bien particulier qui les unit, un lien indéfectible que rien ne pourra briser. J’ai été réellement frappée par cette amitié aussi puissante, c’est indescriptible en fait, il faut lire ce livre pour comprendre à quel point ce groupe déborde de confiance, de complicité mais avant tout d’amour. Car oui, l’amitié c’est une sorte d’amour si on y réfléchit bien.

 

Le livre est découpé en plusieurs parties, chaque partie nous donnant le maître mot très subtilement de ce qu’il adviendra par la suite. Seulement la dernière partie m’a complètement coupé le souffle. C’est comme si on m’avait mis un oreiller sur la tête pour me faire suffoquer et me faire manquer d’air. J’ai vraiment été dans l’incompréhension totale, tellement que j’ai relu entièrement la dernière partie. Tout mon être était peuplé de questions la principale étant Pourquoi ?. Au début j’étais en colère, vraiment en colère et j’en ai presque pleuré de rage. Je me suis sentie trahie que l’auteure ait réussi à me retourner le cerveau à un point aussi extrême. Car quand je vous dis que je n’ai rien vu venir, je n’ai vraiment RIEN vu venir. Puis finalement, j’ai réfléchi et je me suis dit qu’une fin « bateau » aurait complètement dénaturé cette histoire et finalement la beauté de ce roman c’est bien cette fin totalement incompréhensible au début mais tellement touchante et déchirante.

 

Seulement, et je ne sais pas du tout pourquoi, ce livre n’est pas un coup de cœur. Une très très très belle découverte oui, mais il me manquait ce petit quelque chose qui me fasse succomber au-delà de la limite du coup de cœur. Ou alors c’est parce que je sortais de ma lecture de Qui es-tu Alaska ? qui m’avait complètement bouleversé. En bref, Nous les menteurs reste une histoire merveilleuse que je vous conseillerais chaudement. Ce livre DOIT être lu, dans n’importe quels lieus, de n’importe quelles manières, et à n’importe quelles périodes mais il se doit d’être lu.

 

Ma note : 18/20 Très belle découverte !

Il n’y a même pas de mot au Scrabble pour décrire à quel point je me sens mal.

Je vous dis à très très vite pour un TAG, car oui ça fait longtemps que j’ai pas fait de TAG, j’ai été tagué et j’avais envie de faire un TAG. Voilà !

Kisses mes petits loups au spéculoos !

Chronique n°11 : Qui es-tu Alaska ?

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Auteur : John Green

Pages : 362

Traduction : Catherine Gibert

Editions : Gallimard Jeunesse

Collection : Scripto

Prix : 15 euros

Titre V.O : Looking for Alaska

Sortie V.F : Aout 2014

 

Résumé :

La vie de Miles Halter n’a été jusqu’à maintenant qu’une sorte de non-événement. Décidé à vivre enfin, il quitte le cocon familial pour partir dans un pensionnat loin de chez lui. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C’est là aussi qu’il rencontre Alaska. La troublante, l’insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.

 

Mon Avis :

On ne le présente plus, tout le monde connaît John Green. Considéré par la plupart comme une véritable machine à bestsellers et marchand d’émotions, il a notamment connu un succès interplanétaire avec le célèbre Nos étoiles contraires adapté au cinéma par la suite. Un auteur qui n’est plus à refaire concrètement.

Alors bien sûr, comme beaucoup d’entre nous, j’ai eu un véritable coup de cœur pour Nos étoiles contraires mais je voulais savoir ce que pouvais me réserver John Green une nouvelle fois. Je me suis donc tournée vers Qui es tu Alaska ?. Tout simplement car c’est celui-ci qui m’attirait le plus. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple… Et comment vous dire que je n’ai pas été déçue du tout !

Nous retrouvons donc Miles Halter, un jeune garçon de 16 ans à la vie plutôt monotone jusqu’au jour où il décide de quitter ses parents pour partir dans un pensionnat. Sa vie va changer du tout au tout en rencontrant certains adolescents mais surtout, il fait la connaissance d’Alaska Young. Un sacré personnage…

John Green a vraiment cette plume incroyable qui rend ses personnages tellement uniques, touchants, hors normes mais avant tout tellement attachants. Car la force du roman est bien là : les personnages, les personnages et toujours les personnages. Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est que chacun d’entre eux se différencie par un trait de caractère, une originalité par-ci par-là. En plus ils m’ont vraiment fait rire aux éclats, c’est un genre d’humour que j’adore : complètement WTF, très atypique mais en même temps plein de réflexion. La marque de fabrique de John Green en fait. Ils nous apportent une réelle bouffée d’air frais surtout quand on l’a lu au bord de la plage à l’ombre d’un parasol si vous voyez ce que je veux dire… 😉

Mais comment parler des personnages sans mentionner Alaska ?  Comme je vous le disais dans mon bilan du mois, cette fille m’a marqué à vie. J’aimerais écrire un paragraphe sur elle mais je n’arrive même pas à trouver les mots. Ce n’est pas une fille dont on parle, elle se découvre et s’apprécie à sa juste valeur. J’aimerais tout simplement que se soit ma meilleure amie. Partager tous mes secrets, rire sous la couette avec elle pour ne réveiller personne, courir dans l’herbe fraîche pieds nus pendant la pleine lune en chantant à tue-tête une chanson complètement débile et juste profiter. Et je peux vous dire que ça me déchire le cœur qu’Alaska ne soit qu’une simple héroïne et qu’elle ne soit pas réelle. Bref j’arrête là sinon je sens que ça va partir en couille hahaha.

Et Miles dans tout ça ? C’est quand même le personnage principal pourtant. Certes, il ne m’a pas autant émue qu’elle mais on sent que Miles est un adolescent à la recherche de la personne qu’il est réellement au fond de lui, en quête liberté et de renouveau en plus d’être raide dingue d’Alaska. C’est d’ailleurs très touchant cette façon maladroite qu’il a pour lui faire comprendre qu’il est là, qu’il est « ready for the show » ! Bon je m’arrête de parler des personnages ? Ok j’arrête !

Un autre point fort du roman, c’est que le roman est divisé en deux parties : l’une avant LE jour super hyper méga important et la deuxième partie après cet événement (que je ne vous révélerais pas bien évidemment, cela va de soi). Et là c’est quitte ou double : soit on devine quel est cet évènement et du coup, vous avez de fortes chances que cela porte atteinte à une «agréable lecture » ou un coup de cœur (enfin vous voyez ce que je veux dire), soit vous vous y attendez pas du tout et là c’est l’explosion, le coup de massue et le ciel qui vous tombe sur la tête. Je fais partie de cette catégorie. J’avais TOUT imaginé mais pas ça. Pas ça pas ça pas ça pas ça. Réellement mon monde s’est écroulé de surprise. J’étais sûre qu’on me faisait une blague et je vous jure que jusqu’au bout j’ai espéré que ça change. Enfin bon, tout ça pour dire que ce fameux jour J n’a fait que renforcé mon coup de cœur.

Au-delà de ça, les livres de John Green sont vraiment des livres-citations. Du peu que j’en ai lu, je ne saurais vous dire toutes les citations que j’ai pu relever et qui font chavirer mon petit cœur. J’aime vraiment beaucoup beaucoup la façon d’écrire de cet auteur. Je pense que cette plume est faite pour moi, je suis conquise et totalement amoureuse de cette façon humble et en même temps tellement poétique de trouver des mots si justes sur des sentiments qui nous semblent tellement réels.

Le seul petit bémol que j’ai pu relever est quelques petites longueurs au fil de l’histoire. Quelquefois il ne se passait pas grand-chose mais en même temps notre vie n’est pas une série de péripéties n’est-ce pas ?

En conclusion, et je pense que vous l’aurez compris, ce livre est un gros coup de cœur. Monsieur Green nous fait passer du rire aux larmes comme il sait si bien le faire. Une nouvelle fois j’ai été littéralement conquise et je pense que je n’en ai pas terminé avec cet auteur. Je lirais avec joie La Face cachée de Margo qui m’attend sagement dans ma PAL par exemple … 😉

Et au final, moi qui était déterminée à écrire une chronique courte et concise et bien je crois que c’est une nouvelle fois un … échec *musique dramatique*.

Ma note : 19/20 : COUP DE COEUR ♥

On passe sa vie coincé dans le labyrinthe à essayer de trouver le moyen d’en sortir, en se régalant à l’avance à cette perspective. Et rêver l’avenir permet de continuer, sauf qu’on ne passe jamais à la réalisation. On se sert de l’avenir pour échapper au présent.

Sur cette looooongue chronique je vous dis à la prochaine pour une nouvelle chronique puis un TAG pour vous détendre l’esprit avant une chronique qui risque d’être horriblement difficile à lire pour la plupart d’entre vous haha suspens suspens….