Bilan du mois n°4 : Juillet 2015

Bonjour bonjour !

Je vous retrouve aujourd’hui en cette belle journée ensoleillée (oui je suis de bonne humeur today !) pour le bilan du mois de juillet. Un bilan assez spécial d’ailleurs… 😉

Toujours en pleine panne de lecture ce mois-ci je suis restée fixée au score de 4 livres mais avec deux coups de cœurs et une très très belle découverte, cette panne commence à s’estomper donc je reprends espoir !

J’ai donc lu :

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Ce qui revient donc à un total de 1347 pages lues. (Ce que certains arrivent à faire lors d’un week-end à mille, j’ai trop honte hahaha)

Concernant le book haul j’ai acquis :

Mais attendez…

Ah mais oui suis-je bête ! C’est vrai qui je n’ai rien acheté ce mois-ci ! Je suis pas du genre narcissique mais je vous avoue que là mon égo a gonflé d’un coup, le pire dans tout ça (ou plutôt le meilleur) c’est que je ne m’en suis même pas rendu compte, c’est seulement deux jours avant le début du mois d’août que je m’en suis aperçue !

Bref sur ce coup je m’aime je m’aime je m’aime et je vous jure que je me suis sentie comme ça :

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Ok c’est bon j’arrête maintenant ! xD

Bon par contre concernant le mois d’août… Je ne dis rien pour l’instant mais ça devrait être bien différent que le mois du juillet !

Comme d’habitude, récapitulons :

Si je devais retenir :

Un coup de cœur : J’ai eu deux coup de cœurs ce mois-ci (et pas forcément celui que vous pensez tous…) mais si je devais en choisir un, ça serait 14-14 de Paul Beorn & Silène Edgar, un livre jeunesse parfait traitant d’un sujet difficile qu’est la 1ère guerre mondiale. Je pense que ce livre, a été lu au parfait moment car au début j’avais vraiment vraiment adoré et avec un joli concours de circonstances (qui sera expliqué dans ma chronique), ce livre s’est transformé en coup de cœur !

Une déception/flop : Pas un flop, mais une déception, et alors là je sens que je vais me faire bannir de la communauté des blogueurs, pire… des lecteurs tout court et je vous jure que j’en suis vraiment désolée mais j’ai été déçue par Aristote & Dante découvrent les secrets de l’univers de Benjamin Alire Saenz. Je pense simplement que j’en attendais trop vu le buzz qu’il a crée partout partout partout et que ce n’était pas le bon moment pour le lire donc voilà je comprendrais votre incompréhension, croyez-moi, j’en suis la première désolée.

Une couverture : Celle de Nous Les Menteurs de E.Lockhart, une couverture énigmatique, magnifique, et surtout estivale que j’ai lu au bord de la plage donc le contexte était parfait.

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Un personnage : Et là sans hésiter, je réponds Alaska de Qui es-tu Alaska de John Green, mon deuxième coup de cœur de ce mois-ci. Alaska est l’un des persos les plus charismatiques et attachants qu’il m’est été donné de lire. Vraiment Alaska m’a marqué pour toujours. John Green tu es fort. Très fort.

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Chronique n°10 : Black Ice

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Auteure : Becca Fitzpatrick

Pages : 358

Traduction : Marie Cambolieu

Editions : Editions du Masque

Collection : MSK

Prix : 17 euros

Titre V.O : Black Ice

Sortie V.F : Février 2015

 

Résumé :

Dans le blizzard, méfiez-vous des apparences…

Enfin, les vacances de printemps commencent ! Le soleil brille, un parfum de liberté flotte dans l’air. Britt a réussi à persuader sa meilleure amie de partir à l’aventure une semaine en pleine montagne. Manque de chance, son ex Calvin s’impose à la dernière minute comme accompagnateur. Partagée entre son désir de le reconquérir et celui de tourner la page, elle décide de profiter du séjour coûte que coûte et de se prouver qu’elle peut survivre sans lui. Mais les deux amies se retrouvent bientôt prisonnières d’une tempête de neige inattendue qui les force à accepter l’hospitalité de deux mystérieux randonneurs.

Mon avis : 

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu un polar, thriller, policier, bref tout ce que vous voulez pour définir un livre censé nous faire trembler de peur et nous soumettre à un suspens haletant. J’ai donc décidé d’y aller en douceur en lisant un thriller qui reste malgré tout dans ma zone de confort en y mêlant une petite dose de jeunesse. C’est ainsi que mon choix s’est dirigé vers Black Ice de Becca Fitzpatrick.

Mais Black Ice qu’est-ce que c’est ? C’est l’histoire de Britt, qui après sa rupture avec son petit-ami Calvin, décide de partir pour une randonnée dans les montagnes avec sa meilleure amie Korbie. Seulement, le voyage ne va pas se révéler aussi divertissant qu’il aurait dû l’être après leur rencontre avec deux randonneurs lors d’une tempête de neige.

Depuis un bon petit mois, j’ai développé un tic assez étrange dont je n’arrive pas à me débarrasser. Pour certains livres, je me crée tout un délire dans ma tête en regardant simplement la couverture et en lisant vaguement le résumé. Tout de suite je m’imagine comment l’histoire va se dérouler, le caractère des personnages etc etc. Du coup il m’arrive de tomber de haut en lisant certains livres. Certes cela peut être en bien comme ici par exemple, mais pour d’autres ce n’est pas vraiment le cas et notamment sur un livre en particulier que vous verrez chroniqué prochainement.

Enfin, tout ce monologue pour vous dire que je ne m’imaginais pas ce livre comme ça. Pour moi c’était un huis-clos dans un chalet en bois perdu au cœur d’une montagne. Au final, c’est juste une petite partie du roman mais j’ai finalement apprécié ce coté diversifié : entre  séquestration, course-poursuite, mystères sur fond de romance et suspens, l’auteure a su dosé très justement son intrigue pour que le lecteur y reste accroché.

Autre chose que vous devez savoir : Je dé-teste les descriptions trop présentes et trop longues dans les romans. Mais quand il y en a, il faut que ce soit bien fait. C’est le cas ici. L’auteure nous peint des décors montagneux très précis et majestueux mais cependant assez effrayants et hostiles. Même les amoureux de la montagne pourraient frissonner dans ce genre d’endroits et je n’aurais vraiment pas aimé être à la place des deux amies (bon en même temps, détestant la randonnée je me serais jamais aventurée dans un trip pareil mais on sait jamais haha).

L’autre point fort du roman c’est l’intrigue : durant la première partie. J’ai vraiment été tiraillée dans tous les sens, je suspectais tout le monde, je ne savais plus qui croire. Dès que je faisais confiance à l’un des personnages, un élément venait tout remettre en cause et me replongeait dans un suspens interminable. Je voulais absolument connaitre la fin coûte que coûte. En résumé, j’ai souvent été surprise du flot de rebondissements que nous offre l’auteure. Mais ça c’était avant…

Eh oui car tout n’est pas rose dans ce roman. A mon grand désespoir, j’ai commencé à deviner le dénouement de l’histoire. Je l’ai vu arriver gros comme une maison (un immeuble même…). Tout est tellement prévisible, même la romance qui nous promet d’être originale reste banale et réchauffée. L’auteure a voulu faire un triangle amoureux qui au final n’en ai pas vraiment un car on devine dès le départ vers qui le cœur de Britt balance, tant mieux me direz-vous, car vous le savez je n’aime pas les triangles amoureux. Mais s’il y en a un, il faut le faire jusqu’au bout et pas pendant une centaine de pages. Enfin, ce n’est que mon avis, passons.

Mais le plus gros point faible du roman est pour moi les personnages. Hormis Mason, le seul personnage avec du relief, un homme mystérieux mais que l’on devine torturé et en colère. J’ai senti ce personnage très bien façonné sous tous les angles mais c’est bien le seul car les autres sont insupportables et notamment notre héroïne principale Britt. Bon excusez-moi du préjugé mais déjà je partais d’un mauvais pied avec elle car j’imaginais une pétasse superficielle en lisant son prénom, mea culpa. D’un certain sens j’avais en partie raison car dès le début on trouve une Britt assez égoïste, centré sur sa petite personne et obnubilée par son ex, son ex, son ex, son ex et… son ex. A cela se rajoute une adolescente de 16 ans qui ne sait pas se débrouiller seule et ne compte que sur son entourage. Et puis Britt a une meilleure amie, Korbie. Enfin plutôt ce que j’appelle une « fausse » meilleure amie. Le genre d’amie que l’on considère comme telle car on se connait depuis l’enfance. Certes, mais établir une liste des points forts et des points faibles que Britt possède par rapport à Korbie prouve bien que leur relation est malsaine. C’est un peu Britt vs. Korbie avec Eye of the Tiger en fond hahaha. Le personnage de Britt est imparfait c’est vrai mais a un réel potentiel d’évolution. Tout au long de son périple, on la voit prendre du galon, devenir forte et surtout rusée pour survivre. Mais tout d’abord, cette épreuve la grandit et la rend plus mature et indépendante.

En conclusion, c’est une jolie découverte même si ce livre possède quelques points faibles mais personne n’est parfait comme on dit ! C’était mon premier roman de Becca Fitzpatrick et je serais curieuse de découvrir cette auteure sous un nouvel angle. De plus, ce thriller jeunesse m’a redonné le goût d’en relire !

Ma note : 15/20

Si la vengeance est un plat qui se mange froid, je m’apprêtais à la lui servir frappée.

Je vous retrouve donc demain pour le bilan du mois de Juillet qui devrait être très très trèèèèèèèès court car j’ai réussi à accomplir un exploit, je vous laisse deviner lequel 😉

 

Chronique n°9 : Le Joyau

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Auteure : Amy Ewing

Pages : 455

Traduction : Cécile Ardilly

Edition : Rabert Laffont

Collection : R

Prix: 17.90 euros

Titre V.O : The Jewel

Sortie V.F : Septembre 2014

Résumé :

Le Joyau, haut lieu et cœur de la cité solitaire, représente la richesse, la beauté, la royauté. Mais pour une jeune fille pauvre comme Violet Lasting, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n’importe laquelle : Violet a été formée pour devenir Mère-Porteuse. Car dans le Joyau, le vrai luxe est la descendance…

Achetée lors de la Vente aux Enchères par la Duchesse du Lac, Violet -le lot 197, son nom officiel- va rapidement découvrir la réalité brutale qui se cache derrière l’étincelante façade du Joyau. S’exercer à la cruauté, à la trahison et aux coups bas est la distraction favorite de la noblesse. Violet doit accepter son sort et tâcher de rester en vie.

C’est pourtant dans ce sinistre quotidien qu’elle tombe amoureuse d’un séduisant garçon loué pour servir de compagnon à la nièce aigrie de la duchesse. Cette relation interdite vaudra aux jeunes amants d’affronter les plus grands des dangers…

Mon avis :

Ce livre, et ne me demandez pas pourquoi, je l’ai depuis sa sortie dans ma PAL. C’est même l’un des romans parmi tous ceux que je possède qui me fait le plus envie. Et sans explication possible, je ne l’avais toujours pas lu jusqu’au moment où je me mette un bon coup de pied aux fesses pour le lire avant la sortie du tome 2.

Je suis peut-être la seule à avoir cette impression mais il me semble que ce livre, soit ça passe soit ça casse (du moins au vu des divers chroniques sur la blogo). Et bien avec moi ça passe. Ça passe plutôt très bien même.

Nous retrouvons Violet Lasting issu d’un milieu pauvre qui va être vendu à la duchesse du Lac lors d’une vente aux enchères. Ainsi, elle devient donc officiellement le lot 197, mère porteuse de la Duchesse. Amour, suspens, faux-semblants et injustice, tout est réuni pour satisfaire les lecteurs !

Comme vous avez pu le deviner, c’est une dystopie. Une dystopie très bien menée car l’auteur nous explique sans détour la situation actuelle dans laquelle vit Violet et les habitants de la Cité Solitaire. Tout est dépeint avec précision, beaucoup d’informations sont amenées au lecteur ce qui conduit au fait que l’on commence le roman avec un contexte tout sauf flou. Ainsi, la machine est parfaitement en marche pour que le lecteur puisse se sentir totalement à l’aise dans cet univers. J’ai seulement regretté une chose : autant le contexte présent est très bien dressé mais il y a un cruel manque d’explication du passé, comment ce peuple en est arrivé là etc.

Cet univers est d’ailleurs horriblement malsain et autoritaire. Un joli mélange entre Hunger Games & La Sélection auquel l’auteure a su rajouter sa petite touche personnelle : Une royauté qui règne sur la cité, une ville divisée en cinq quartiers avec chacun leurs fonctions. A cela s’ajoute des jeunes mères porteuses avec certains pouvoirs, une société où la place des femmes est très ambigüe avec d’un côté des femmes qui règnent et qui décident dans la royauté et de l’autre des jeunes filles soumises à un avenir rebutant, qui n’ont droit à aucune décision.

J’ai trouvé le thème de la grossesse  et des mères porteuses original intégré à la dystopie. C’est un sujet que je n’ai jamais retrouvé dans un roman de ce genre et l’auteure l’amène de façon très subtile et concise alors que ma première peur était que ce sujet soit traité de façon grossière et brouillon.

Ainsi, c’est dans ce monde peuplé de coutumes bien strictes que vit Violet, notre principale héroïne. J’ai beaucoup aimé ce personnage dès le début. C’est une jeune fille sensible, mais en même temps terriblement forte et combattive. Violet est toujours en quête de vouloir faire le bien autour d’elle et de prendre soin des autres notamment sa meilleure amie Raven à laquelle elle reste fortement attachée malgré le fait qu’elles soient éloignées l’une de l’autre. Mais Violet possède cette part de rébellion que l’on sent grandir en elle malgré son impuissance devant la situation à laquelle elle fait face et l’on se demande bien ce que cela va donner dans la suite de l’histoire.

Outre Violet, j’ai trouvé que tous les personnages construits par Amy Ewing ont une réelle profondeur avec une vraie personnalité. Lucien l’espiègle, Garnet l’anticonformiste, les femmes du Joyau d’une cruauté indécente, manipulatrices et opportunistes qui en viennent à choquer le lecteur mais qui nous montre une réalité sans pitié. Aucun personnage n’est plat, fade ou sans interêt et c’est fort sympathique comme on dirait en Belgique (Disclaimer : Je n’ai rien contre les Belges, au contraire j’aime beaucoup les frites de MacDonald ;D )

Deux petits points négatifs en revanche :

Number one : J’ai trouvé qu’il y avait trop de garçons pour une seule fille, explication : J’ai eu une forte impression que les trois garçons du livre voulaient faire la cour à Violet (même si je soupçonne Lucien d’avoir un certain penchant pour la testostérone mais bon je dis ça je dis rien…). Bon, bien suuuuuuuur il y en a un qui sort du lot et c’est là qu’intervient le problème Number two : Leur relation est hyper contradictoire. Les deux doivent restés loin de l’autre mais leur histoire démarre tellement vite que du coup j’ai eu du mal à comprendre la logique. Cependant cela reste de légers défauts et ça n’a en rien dérangé ma lecture.

Le style de l’auteur est très agréable et fluide. Une plume efficace et sans prétention qui rend, au fil de l’histoire, le lecteur à l’aise dans cet univers.

En ce qui concerne la fin… POUQUOI ???? Je vous le demande ! Limite faudrait poser une plainte c’est juste pas possible. Je sais ce qui s’est passé moi : l’auteur a eu la flemme c’est tout. Je peux comprendre, moi aussi je suis comme ça mais là, et je m’adresse directement à l’auteure, tu ne pouvais pas nous faire ça. Je veux connaître la suite. Sans vous spoiler mais en vous expliquant du mieux que je peux, il y a pas mal de rebondissements à la fin qui font que ça bout, ça bout à l’intérieur de nous et là grosse tacle dans l’estomac (pour ceux qui ont vu Karaté Kid vous voyez de quoi je veux parlez hein ? Vous savez la fameuse prise de Jackie Chan) et ça s’arrête. Sérieusement ceux qui l’ont lu l’année dernière je ne sais pas comment vous supportez l’attente.

En conclusion : Une très jolie découverte pour ce roman malgré quelques petits défauts avec un univers dystopique original à mon goût, des personnages très éclectiques et une fin qui donne envie de savoir la suite très prochainement !

Etre mère porteuse a certains avantages. On s’habille comme on veut, on mange ce dont on a envie et on a le droit de faire la grasse matinée le week-end. En outre, on reçoit une éducation. Une bonne éducation. On mange à notre faim, on a l’eau courante et l’électricité, et on ne travaille pas. La misère et la pauvreté ne nous atteignent pas. D’après les gardiennes, une fois que nous vivrons dans le Joyau, nous serons encore plus gâtées. Nous aurons tout. Absolument tout.

Sauf notre liberté. Étrangement, on oublie toujours de nous mentionner ce détail.

Sur ce je vous dis à la prochaine pour une nouvelle chronique mes chatons !!

Kisses.

Ps : Cette chronique est très très nulle je sais. Mais si vous m’avez suivi sur Twitter j’ai eu un GROS SOUCI PUTAIN DE MERDEEEE petit souci avec cette chronique qui a fait que j’ai du tout réécrire des 3/4 de la chronique ! Vous imaginez bien que je me suis éclatée !! Donc voilà, désolée si on ressent ma démotivation dans cette chronique mais ce n’est en aucun cas voulu.

Bref… comme vous pouvez le voir j’ai toujours du mal à le digérer (surtout que c’est la faute de wordpress !)

Bilan du mois n°3 : Juin 2015

Bonsooooooooir !

Je vous retrouve ENFIN pour le bilan du mois de juin ! Comment vous dire que j’ai bien ramé pour avoir une connexion internet sur mon ordinateur portable. J’ai cru que j’allais jamais pouvoir voir à nouveau les 5 petites barres du réseau que nous aimons tant haha. Bref, j’ai presque pleuré de joie, mais que voulez-vous je suis une petite âme sensible.

Passons cette petite parenthèse et commençons tout de suite le bilan :

Après le bide total du mois de mai avec 4 livres lus, c’est avec une grande conviction que j’étais déterminée à lire beaucoup plus de livres…

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ECHEC TOTAL

J’ai finalement réussi à lire : 4 livres … J’ai honte j’ai honte j’ai honte. Surtout en voyant ma PAL augmenter au lieu de descendre. C’est désolant… Et pourtant aucune déception, de belles découvertes, et même un coup de coeur. C’est déjà ça.

J’ai donc lu :

  • L’héritière, le tome 1 de Mélinda Salisbury aux éditions Gallimard Jeunesse (chronique ici)
  • Respire de Anne-Sophie Brasme aux éditions Le Livre De Poche (chronique ici)
  • Le Joyau, le tome 1 de Amy Ewing aux editions Robert Laffont dans la Collection R (chronique ici)
  • Black Ice de Becca Fitzpatrick aux editions du Masque, collection MSK (chronique ici)

Ce qui fait donc un total de 1340 pages lues.

Côté acquisitions j’ai reçu 8 livres (Et là, je vois la balance pencher olalala…) :

En résumé pour ce mois de juin, si je devais garder :

Un coup de coeur : Incontestablement Respire de Anne-Sophie Brasme. J’ai plus de mot pour ce livre si ce n’est : LISEZ-LE !

Une déception : Aucune déception ce mois-ci, ça fait du bien !

Un personnage : Charlène dans Respire de Anne-Sophie Brasme : Un personnage très profond, extrêmement complexe mais en même temps si proche de nous de part ses pensées et ses failles (je m’arrête là sinon je pourrais en faire un roman aussi long que les intégrales de Game Of Thrones)

Une couverture : Celle de l’héritière de Mélinda Salisbury. Cette couverture est juste dingue !

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J’en ai donc terminé avec ce bilan du mois, n’hésitez pas à me dire si vous avez lu tous ces livres, ce que vous en avez pensé etc etc

Je vous retrouve très vite pour les chroniques à venir notamment les deux prochaines : Le Joyau de Amy Ewing & Black Ice de Becca Fitpatrick

Bisous mes petits … (Bon j’ai pas d’inspiration, cherchez un animal mignon dans votre tête et puis voilaaaaa)

Sur ce je vais prendre ma douche (A 23h00 je sais je sais…)

Kisses !

Le Challenge de l’amitié littéraire !

Booooooonjour à tous !

Aujourd’hui, je vous retrouve pour un article qui sort de l’ordinaire !

Oui oui oui, je me lance dans les challenges mais attention, je ne suis pas seule dans cette expérience :

Anaïs du Monde de Miia et moi-même avons décidé de faire le challenge de l’amitié littéraire (ou choix littéraire appelez ça comme vous voulez ^^) crée par Claudia de la chaine Lecturedelivres et Audrey de la chaine Lectricepassionnée

Je suis vraiment contente de faire ce challenge avec elle, et surtout qu’elle me l’ai proposé, c’est vraiment une jolie rencontre sur la blogo, donc voilaaaaa

Le principe est simple : 3 règles !

  • Choisir un nombre de livres donnés dans la Pile à Lire de notre partenaire qu’il devra lire dans une période donnée et vice versa
  • L’ordre dans lequel les livres sont classés doit être suivi à la lettre
  • Il n’est pas interdit de lire d’autres livres hors challenges tant que l’ordre des livres inclus dans le challenge est respecté (Clair or not pas clair ? Psq moi-même je m’y perds xD)

Bref, du coup nous avons choisi une période de 2 mois qui durera du 6 juillet au 6 septembre pour un nombre de 10 livres à lire (j’espère qu’on a pas été trop ambitieuses mais bon advienne que pourra comme dirait le dicton !)

Voici les 10 livres qu’Anaïs a choisi dans ma PAL :

  • Aristote & Dante découvrent les secrets de l’univers – Benjamin Alire Saenz : LU ! Chronique disponible prochainement.
  • 14-14 – Silène Edgar & Paul Beorn LU ! Chronique disponible prochainement
  • Night School, tome 2 – C.J Daugherty LU ! Chronique disponible prochainement
  • Geek Girl – Holly Smale LU ! Chronique disponible prochainement
  • Cinquante nuances plus claires, tome 3 – E.L James LU ! Chronique disponible prochainement
  • Divergente , tome 2 – Véronica Roth EN COURS DE LECTURE
  • Anna & The French Kiss (VO) – Stephenie Perkins
  • La couleur des sentiments – Kathryn Stockett
  • Half Bad – Sally Green
  • Shining – Stephen King ( que nous avons choisi mutuellement dans nos listes)

Que pensez-vous de sa liste ? Personnellement je suis très satisfaite, je la trouve vraiment variée même si j’avoue que la période Anna & the french kiss -Couleur des sentiments va être un peu hardcore vu que je lis la VO très lentement et que La couleur des sentiments me fait sortir de ma zone de confort mais j’aime les défis !

Dernière chose, hormis les chroniques, vous pourrez venir sur cette page durant toute la durée du challenge pour voir l’avancée de mes lectures pendant ces deux mois

En attendant je vous invite à aller consulter la liste que je lui ai concocté sur son blog ici !

Je vous fais de gros bisous et je vous dis à la prochaine mes chatons !!

 

DERNIERE MAJ : 23/08/2015

Chronique n°8 : Respire

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Auteure : Anne-Sophie Brasme

Pages : 190

Traduction : /

Edition : Le Livre de Poche

Collection : /

Prix : 5.10 euros

Titre V.O : /

Sortie V.F poche : Octobre 2002

 

Résumé :

Charlène est une enfant comme les autres, qui vit sans trop se poser de questions, prend ce qu’on lui donne et ne demande rien. Elle habite un immense appartement à Paris avec ses parents, pas très aimants ni très amoureux. Charlène souffre : elle est asthmatique, se sent incomprise, mal aimée. Avec l’entrée au collège commencent de longs mois difficiles, de solitude et d’attente. Jusqu’à l’arrivée de Sarah, brillante, magnétique. Une amitié naît, qui pour Charlène est un don inespéré de la vie, un émerveillement. Avant les petites déceptions, les souffrances, la passion puis le désespoir. Un roman d’une vérité hallucinante écrit par une jeune fille de 17 ans.

Mon avis :

Bon, cette chronique va être compliquée… Ce livre est un gros coup de coeur et je ne sais même pas quoi dire dessus tellement ce roman est une perle rare. Ok Julie, calme toi tu peux y arriver.

Si j’ai acheté ce livre, c’est parce que j’avais vu le film avant que j’avais adoré et je ne savais pas que c’était un roman de base (honte à moi, allez-y lancez moi des tomates et des courgettes sur ma face). Du coup en tant que lectrice avérée, j’ai voulu découvrir la véritable histoire, surtout que ma sœur me l’avait conseillé et qu’elle avait beaucoup aimé elle aussi.

Voilà, j’ai fini mon intro donc je suppose que maintenant je dois commencer à parler de ce bijou ? C’est là que les ennuis commencent…

Que dire ? A part que je me suis pris -excusez de l’expression- une véritable claque dans la gueule ? Que j’ai eu du mal à m’en remettre ? Que je n’arrive pas à croire une telle maturité dans la plume d’une auteure de 17 ans ?

Nous retrouvons Charlène, adolescente perturbée, en plein dans l’âge où l’on se remet toujours en question. C’est au cours de cette période qu’elle va rencontrer Sarah, jeune fille entièrement charismatique. Un véritable aimant en fait. C’est là que nos deux protagonistes vont entamer une relation bien particulière.

De premier abord, le résumé du livre n’a rien d’alléchant. Imaginons que je n’avais pas vu le film et jamais entendu parler de ce roman, je ne me serais probablement pas retournée dessus. Grossière erreur.

La force de ce roman, c’est l’alliance entre le personnage principal en lui-même lié à l‘écriture poétique qui mène justement toute la trame de l’histoire.

Dès le début, on sait ce qui va se passer. Je ne vous spoile rien en vous disant que cette histoire finit mal. Très mal. C’est comme un compte à rebours en fait. On attend le jugement, le point final à cette relation toxique. En attendant on subit avec elle, on encaisse les coups. Charlène nous raconte en toute sincérité cette amitié malfaisante et bancale qui l’unit avec Sarah. Du bout de sa plume, on ressent ce besoin vital d’évacuer ses ressentis, ce lourd poids qu’elle traîne depuis plusieurs années. Comme si, au final, cette « thérapie » d’écriture la libérera alors qu’elle sait très bien du plus profond de ses entrailles qu’elle sera toujours reliée à Sarah directement ou indirectement.

(Mon dieu je ne sais vraiment plus quoi dire, c’est terrible haha)

Quand j’ai lu cette histoire, je n’ai pas pu m’empêcher de me répéter sans cesse « Mon dieu, mais ça ne peut pas être une fiction, c’est forcément une histoire vraie ». Sérieusement, les émotions que Anne-Sophie Brasme nous fait ressentir au travers de Charlène ne peuvent pas nous laisser insensibles. J’ai tout ressenti et je me suis vraiment mis dans son personnage. Comme si la véritable protagoniste de l’histoire c’était l’auteure et non Charlène. Comme si elle se cachait derrière elle pour pouvoir nous raconter SON histoire à elle. Ecrire comme ça à 17 ans m’a coupé le souffle. Je m’imaginais à sa place il y a deux ans et jamais ô grand jamais je n’aurais été capable d’écrire avec autant de justesse (ce qui est et sera toujours le cas), de simplicité mais de poésie aussi. Une écriture poétique et sincère qui pourtant est terriblement cruelle. J’ai souffert en lisant ce livre et je n’ai pas honte de le dire. J’ai aimé souffrir pour Charlène, j’ai détesté la voir souffrir elle.

J’ai vraiment l’impression de me répéter, de parler dans le vent, mais ce roman est une montagne russe sans fin. Anne-Sophie Brasme ne nous laisse aucun répit quant à « l’amitié » de Charlène et Sarah. Charlène est fragile. Sarah manipulatrice. La fusion parfaite pour nous entraîner et nous envoyer de plein fouet dans la destruction psychologique et progressive de Charlène. Sarah sait comment agir pour pouvoir faire d’elle son pantin, son jouet qu’elle pourra manier comme bon lui semble. Elle noie Charlène de toute sa froideur et de sa sournoiserie. Elle lui fait porter le chapeau de ses fautes et Charlène suit aveuglement, comme un adepte à son gourou. Elle pardonne car elle a besoin d’elle pour vivre, ou plutôt pour ne pas mourir. Mais quand Sarah sent que Charlène s’éteint à petit feu, Sarah lui donne un nouvel oxygène en la remontant à la surface, en s’arrangeant pour mettre leur relation sur un piédestal. Mais ce schéma est sans fin et Charlène sait que Sarah recommencera. Et Sarah recommence. Encore, encore et encore.

La fin n’est pas surprenante. On s’en doute, on la devine même et on ne peut s’empêcher d’appréhender le coup de grâce. Mais il arrive et on se dit que finalement c’était la seule solution. Alors on lit, on ne s’arrête pas de lire malgré tout l’océan d’émotions qui nous envahit et les interminables fins aléatoires que l’on aurait voulu avoir défilant dans notre tête. Mais on réalise, on accepte, et on se dit qu’après tout ce n’est qu’un roman. Un roman qui nous perturbera pendant plusieurs jours, puis pendant heures et quelques minutes. On n’y pensera plus après. Peut-être quelquefois mais moins. Seulement quand on y repensera, on se dira que c’était une histoire cruellement extraordinaire, qu’on a eu la chance d’avoir lu et de découvrir.

Je ne parlerais que très peu du film dans cette chronique. Je ne suis vraiment pas experte en la matière. L’adaptation est très différente mais reste tout de même excellente. Le jeu des acteurs est divinement interprété et la fin est à vous laisser pantois, sans un mot à prononcer et juste à  réaliser. Je préfère que vous le voyiez par vous-même pour vous rendre compte de la superbe adaptation cinématographique de Mélanie Laurent et vous faire votre propre avis dessus.

Pour que vous vous rendiez compte que ce livre est saisissant :

Sarah est arrivée et elle a tout balayé sur son passage : mes rêves, mes aspirations, tout ce que je m’étais juré de réaliser. Partout où elle allait elle accaparait la plus grande attention. Tout semblait lui appartenir. Elle faisait ce qu’elle voulait. Moi je l’observais sans rien dire. J’étais redevenue l’ombre de moi-même. Un mur me séparait des autres. Et j’aurais préféré qu’ils me crachent au visage plutôt qu’ils me laissent dans un tel abandon. Car pire que le mépris, il y a l’indifférence. La sensation de ne plus exister.

Bon, je suis désolée mais j’ai pas réussi à en choisir qu’une…

Je me sentais inutile, fade. Si Sarah avait su me donner une identité deux ans plus tôt, elle m’avait en revanche privée de ma personnalité. Mais ça je n’avais pas pu m’en rendre compte à l’époque. Une seule terrible idée me parcourait quelquefois l’esprit, une idée que je ne pouvais pas admettre. Elle était mon amie, mais je n’étais pas la sienne.

Même si je suis sûre de ne pas avoir tout aborder pour cette chronique (trop d’émotions tue les idées xD) je vous dis quand même à très vite pour une prochaine chronique ! Bisous mes loulous !

Chronique n°7 : L’Héritière

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Auteure : Mélinda Salisbury

Pages : 327

Traduction : Emanuelle Casse-Castric

Edition : Gallimard Jeunesse

Collection : /

Prix : 16.90

Titre V.O : The Sin Eater’s Daughter

Sortie V.F : Avril 2015

Résumé : 

À la cour du royaume de Lormere, Twylla, dix-sept ans, est promise au prince héritier, selon la volonté des dieux. Elle possède un don, le pouvoir de tuer tous ceux qu’elle touche : elle est l’arme parfaite ! La cruelle reine qui l’a adoptée la contraint à exécuter les traîtres. Jusqu’au jour où Lief, nouveau garde charmant et rebelle, fait vaciller la jeune fille dans sa foi et sa soumission…

Mon avis : 

Avant de commencer, petit « disclaimer » (parce que ce mot est trop hype) pour justifier mon absence. Non je ne suis pas morte. Oui, je suis bien vivante et oui je trouve que j’ai abusé à ne pas mettre d’articles pendant environ deux semaines. Je me suis tout simplement laissée dépasser par les évènements sans oublier quelques soucis d’ordinateur (et puis une grosse période de deuil quant à l’épisode final de Game of Thrones, mais ça j’ai trop honte haha). Mélangez le tout et vous aurez un blog « presque » laissé pour mort. Mais bon c’est mal me connaitre gnark gnark (cette onomatopée est à interpréter comme un rire diabolique, merci de jouer le jeu.). Enfin bon, JE REVIENS EN FORCE !!!

Bref, revenons à nos moutons, ou plutôt à la chronique.

L’héritière est un livre que j’ai principalement acheté pour sa couverture, je l’admets. Non je ne savais pas de quoi ça parlait mais je savais juste qu’il me le fallait. C’est là que j’ai appris que c’était de la fantasy. Aïe. Il faut savoir que la Fantasy est un genre auquel j’accroche peu. J’ai beaucoup de mal à me projeter mais c’est en lisant le résumé après coup que je me suis dit qu’après tout je devais laisser une chance à cette histoire.

Dans un sens, j’ai bien fait. Oui car je n’ai pas adhéré parfaitement à l’histoire. Je m’explique : prenez 300 pages du livre et divisez-le en deux. Première partie : j’ai pas vraiment aimé, deuxième partie : j’ai a-do-ré.

Nous retrouvons donc Twylla dans un univers typique médiéval. Cette dernière possède un don : le pouvoir de tuer simplement par le toucher. Ce qui est bien pratique en somme, pour anéantir les ennemis de la cruelle reine. Cependant, la vie de Twylla va basculer à la rencontre de son séduisant nouveau garde : Lief.

Jusqu’à là, rien de bien extraordinaire.

L’auteur nous peint dès le début un univers bien précis. Un peu trop parfois. Un royaume en guerre avec un autre, une fille tueuse, des coutumes populaires etc. J’ai eu du mal à m’habituer à ce dernier dans la première partie du roman. La faute aussi à un lexique mal détaillé. Daunen incarnée, Talith, Tregelliens, Mangeuse de péchés… Tout cela faisait beaucoup à comprendre en plus des personnages à apprivoiser, d’un triangle amoureux et divers complots. Je me suis réellement sentie perdue et j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans cette univers. Sans compter les nombreuses et énoooooormes descriptions du monde dans lequel vit Twylla. Oui, je sais ce que vous allez me dire « Oui, mais c’est dans la fantasy, tu devrais savoir que c’est riche en descriptions ». Ok, mais c’est plus fort que moi, j’aime-pas-ça. Du coup autant faire d’une pierre deux coups : trop de desciptions engendre un cruel manque d’action. Il ne se passe rien. J’avais réellement l’impression qu’on tournait en rond, qu’on revenait strictement au même point de départ avec les mêmes conversations : « Mais c’est terrible le pouvoir que je possède, je ne peux toucher personne ». Merci c’est marqué dans le résumé, je crois que j’ai parfaitement compris. En plus de ça, Twylla est juste INSUPPORTABLE. Si je devais faire un classement des personnages les plus chiants, Twylla y entrerait facilement. Comment vous expliquer ? Twylla est passive, spectatrice de sa propre histoire. Elle subit. Au delà de ça, elle se plaint. Beaucoup, Beaucoup, beaucoup, beaucoup. Sauf qu’elle n’agit pas. Forcément, il y a un moment où ça coince. Sans rire, je ne compte même pas le nombre de pages avant le premier dialogue avec notre chère protagoniste. Pour ce qui est des autres personnages je les ai trouvés assez fades mais avec un réel potentiel (un peu comme avec Twylla en réfléchissant). Pour vous donner un exemple concret : Le prince. Je le trouve assez effacé, mais mon Dieu si ce personnage se révèle, explose, je pense sincèrement que ça peut donner un cocktail détonnant. J’ai vraiment senti cette révolte particulière qui bouillonait en lui mais qu’il taisait et je suis sûre que ça peut donner quelque chose d’extraordinaire pour le prochain tome. Pour conclure, un seul personnage se détache du lot : Lief, un personnage tout en relief, une tête bien pensante, et un caractère durement forgé dans l’acier. A cela j’ajouterais un personnage mystérieux mais absolument magnétique. J’ai adoré m’attacher et le détester, le secouer et le pousser vers l’avant. Bref, un personnage entier.

Comme vous l’aurez compris, j’ai peu aimé la première partie du bouquin. Mais la deuxième… Je n’ai pas réussi à me détacher du livre. J’y étais accrochée et les pages se tournaient toutes seules. La raison ? THE revelation ! Une révélation pas si dingue que ça quand on y pense. A vrai dire, je suis sûre que certaines personnes ayant lu le roman, ont deviné bien avant quelle était cette découverte, mais evidemment moi je n’ai rien vu venir et j’ai été très surprise voire scotchée. Et tant mieux d’ailleurs, car cela apporte du piment à l’histoire et c’est ça qui a contribué au fait que j’ai adoré la deuxième partie. Car de cette révélation en découle une autre, puis une autre, et encore une autre. L’auteure ne nous laisse aucun répit, même pas une minute pour pouvoir reprendre notre souffle et encaisser les évènements. Du coup, le rythme de l’histoire s’intensifie en action et on se demande vraiment quelle va être la suite des aventures de notre héroïne.

Une héroïne qui, dans cette deuxième partie, ne se laisse plus marcher sur les pieds. Elle passe de soumission à mise en action (vous avez vu, je fais même des rimes dans ma chronique, ça rigole plus là). En parallèle grâce à Lief qui le pousse à se révolter et qui fait sortir toute la colère qu’elle laissait mûrir au plus profond d’elle-même mais aussi grâce à une intense réflexion envers sa propre personne. Pourquoi suis-je si importante ? Suis-je vraiment si importante que je ne le pense aux yeux de la reine ? Pourquoi moi la Daunen incarnée ? Ai-je vraiment envie d’être le bras droit de la reine toute ma vie ? Twylla grandit et se pose les bonnes questions qui font qu’elle décide de ne plus subir toutes ces cruautés et ces complots.

En plus de l’histoire de base, l’auteure nous conte aussi l’histoire des origines. Celle qui introduit et explique le pourquoi du comment de la construction du royaume et les personnages ancestraux qui ont conduit à la misère auquel fait face le royaume actuel. De toute cette trame en découle une véritable intrigue qui apporte un réel plus dans la continuité du roman. L’auteure dépose à petites doses bien mesurées ce qu’il faut pour nous tenir en haleine et nous surprendre quand il le faut au fur et à mesure de l’histoire.

Dernière chose : Le triangle amoureux. Oui, oui, oui je le mets plus du côté positif que négatif. J’ai l’impression que beaucoup de personnes détestent les triangles amoureux, et j’en fais partie. Cependant celui-ci ne m’a pas dérangée du tout car, contrairement à d’autres romans, ce triangle-ci n’en est pas un au sens propre du terme car l’héroïne ne joue pas la girouette comme bon lui semble comme il se pourrait dans d’autres romans (Genre la Sélection, je dis ça je dis rien hein ;D). Explication : dès le début du roman, un des deux garçons se démarque beaucoup plus dans le coeur de Twylla. A la limite, si l’autre garçon n’existait pas, ça ne changerait pas grand chose, soyons honnètes. Pour être plus précise, on sent que Twylla voue un amour incommensurable pour l’un et une amitié banale pour l’autre. Après j’attends d’avoir la suite entre mes mains car je pense réellement que ça peut changer mais je n’en dirais pas plus.

J’attends impatiemment le second tome malgré une fin davantage fermée même si une dernière révélation au sujet d’un personnage m’a déchiré et brisé le coeur en mille morceaux. A voir donc…

 

En conclusion, une très jolie découverte malgré un début très lent à démarrer. Cependant une seconde partie haletante et explosive qui donne réellement envie de connaitre la suite. J’ai désormais envie de laisser à la fantasy une jolie place dans ma bibliothèque et de lui laisser plus de chance (Bon après, ne me mettez pas un Tolkien sous le nez ou quelque chose style Eragon, je suis pas encore parée pour ça !)

J’ajouterais pour finir que j’ai beaucoup apprécié le message de l’auteure réservé à ses lecteurs concernant certains de ses choix par rapport au comportement des personnages et notamment celui de Twylla. Il est évident que j’ai détesté Twylla dans les 150 premières pages. Cependant l’auteur nous explique pourquoi, ce qui m’a permis de comprendre les agissements de l’héroïne. Le parallèle entre le monde de Twylla et sa passivité envers les divers évènements et notre monde à nous dans lequel vivent certaines femmes qui subissent les coups, les humiliations en silence sans pouvoir agir au péril de leur vie m’a beaucoup touchée et m’a permis d’être moins sévère envers elle. Pour cela, chapeau et bravo.

– Qu’entendez-vous par « libres »?
– Comme toi. Tu peux aller où bon te semble et faire ce qui te chante. Je ne sais pas ce que ça fait.
– Je ne suis pas libre ma dame, dit-il lentement. Je ne suis pas plus libre de mes actions que vous. Vous envisagez le fait d’avoir des choix comme les gens qui ont envie de voler. Ils voient un aigle qui s’élance dans les airs et y plane, ils se disent que ce doit être merveilleux de voler. Mais les pigeons peuvent voler, et les moineaux aussi. Personne ne s’imagine être un moineau, pourtant. Personne ne rêve de ça.

Sur ce, je vous dis à la prochaine pour une nouvelle chronique (qui devrait arriver très bientôt comme je suis en plein marathon chronique haha). Besos besos mes crevettes !