Chronique n°12 : Nous les menteurs

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Auteure : E. Lockhart

Genre : Drame Jeunesse

Pages : 275

Traduction : Nathalie Peronny

Edition : Gallimard Jeunesse

Collection : /

Prix : 14.50 euros

Titre V.O : We were Liars

Sortie V.F : Mai 2015

 

Résumé :

Une famille belle et distinguée.

L’été. Une île privée.

Le grand amour. Une ado brisée.

Quatre adolescents à l’amitié indéfectible, les Menteurs.

Un accident. Un secret. La vérité.

Bienvenue dans la famille Sinclair. Tous sont beaux, riches, sportifs, intelligents, aucun n’a le droit à l’échec. Ils passent leurs étés à Beechwood, leur île privée au large de Cap Cod. Cadence est l’ainée des petits-enfants. Voici son histoire et celle des menteurs. Une histoire bouleversante dont on ne sort pas indemne.

 

Mon avis :

Ce  livre me faisait énormément envie. La couverture, le titre, le résumé… Tout était réuni, et il s’est vite retrouvé au top du top de ma wishlist. Donc, vous comprenez que lorsque j’ai fait un petit tour à la Fnac, je n’ai évidemment pas pu résister. Et quelle découverte !

 

On découvre Cadence, affectueusement surnommée Cady, qui passe ses vacances sur l’île privée de son grand-père où elle retrouve toute sa famille et particulièrement ses cousins et son premier amour Gat après un évènement tragique dont elle a peu de souvenirs. Ce petit groupe est très soudé et se surnomme d’eux-mêmes les Menteurs.

Dès le départ, nous sommes plongés dans un univers assez mystérieux et faits de faux-semblants. Vous savez, il y a des livres où l’action est plate, où il ne se passe rien : pour faire simple on s’ennuie et on lit à travers les lignes pour le terminer plus vite. Ici c’est différent, pendant la moitié du roman, l’action et les révélations sont assez inexistantes mais on sent qu’il se passe quelque chose, qu’il y a une tension sous-jacente et que cette famille est pleine de non-dits et de secrets. Tout au long de ma lecture, j’ai tenté de deviner ce passé sombre qui unissait cette famille mais je n’y suis pas parvenue malgré tout les schémas possibles et inimaginables que je me suis crée. L’auteure a donc su préserver le suspens jusqu’à la fin. Jusqu’au moment où cela devient insoutenable pour le lecteur.

Un autre point fort selon moi c’est le style de l’auteure. Elle a vraiment un style bien spécifique et particulier. La ponctuation sort des sentiers battus que l’on a l’habitude de lire et elle en fait de même dans la construction de ses phrases. Pas de majuscules, pas de point, certaines phrases qui sont coupées en plein milieu et qui reprennent à la ligne suivante. Certes, cela ne plaira pas à tout le monde et j’avoue que j’ai été assez déstabilisée au départ. Mais au final, je trouve que cela apporte du sens à la narration. J’ai vraiment eu l’impression de lire le journal intime de Cady. Ce style d’écriture donne l’impression qu’elle réfléchit et qu’elle hésite ou bien qu’elle ajoute ses pensées spontanément.

Troisième point fort, (décidément vous allez me dire, mais ou sont les points faibles ? Et bien je crois qu’il n’y en pas haha) ce sont les personnages. Cady est une adolescente qui malgré son patrimoine aisé, n’a pas une vie facile. La jeune fille est étouffée par le poids des secrets, accablée par les épreuves difficiles de la vie. Alors oui, au début ce n’est pas l’adolescente la plus adorable du monde. Elle souffre mais se plaint énormément et ne se rend pas compte de tout ce qu’elle possède autour et s’acharne facilement sur les autres. Pourtant au fur et à mesure, on la voit évoluer très rapidement, notamment grâce à Gat, le garçon dont elle est amoureuse. Il arrive à lui faire ouvrir les yeux sur ce qu’elle possède : l’argent et un héritage riche mais avant tout un amour, une famille mais surtout ses cousins, qui même dans les moments difficiles de la vie seront toujours là pour la soutenir et l’épauler.  Gat est vraiment un garçon hyper attachant, simple, authentique mais aussi fragile. J’ai d’ailleurs trouvé le couple Cady/Gat très réaliste et sincère. L’auteure décrit parfaitement l’amour adolescent : un amour qu’ils pensent indestructible, avec des sentiments extrêmes mais tellement purs. En fait, c’est comme deux pièces de puzzle qui s’assemblent parfaitement : l’un ne va pas sans l’autre, ils s’épaulent, se poussent vers le haut. Ils s’aiment c’est tout.

Au-delà de ce couple, il y a en premier plan le quatuor Cady/Johnny/Mirren/Gat. L’auteure nous décrit ici une amitié inébranlable. Les quatre compères sont plus forts que tout. Depuis l’enfance, il s’est forgé entre eux un lien bien particulier qui les unit, un lien indéfectible que rien ne pourra briser. J’ai été réellement frappée par cette amitié aussi puissante, c’est indescriptible en fait, il faut lire ce livre pour comprendre à quel point ce groupe déborde de confiance, de complicité mais avant tout d’amour. Car oui, l’amitié c’est une sorte d’amour si on y réfléchit bien.

 

Le livre est découpé en plusieurs parties, chaque partie nous donnant le maître mot très subtilement de ce qu’il adviendra par la suite. Seulement la dernière partie m’a complètement coupé le souffle. C’est comme si on m’avait mis un oreiller sur la tête pour me faire suffoquer et me faire manquer d’air. J’ai vraiment été dans l’incompréhension totale, tellement que j’ai relu entièrement la dernière partie. Tout mon être était peuplé de questions la principale étant Pourquoi ?. Au début j’étais en colère, vraiment en colère et j’en ai presque pleuré de rage. Je me suis sentie trahie que l’auteure ait réussi à me retourner le cerveau à un point aussi extrême. Car quand je vous dis que je n’ai rien vu venir, je n’ai vraiment RIEN vu venir. Puis finalement, j’ai réfléchi et je me suis dit qu’une fin « bateau » aurait complètement dénaturé cette histoire et finalement la beauté de ce roman c’est bien cette fin totalement incompréhensible au début mais tellement touchante et déchirante.

 

Seulement, et je ne sais pas du tout pourquoi, ce livre n’est pas un coup de cœur. Une très très très belle découverte oui, mais il me manquait ce petit quelque chose qui me fasse succomber au-delà de la limite du coup de cœur. Ou alors c’est parce que je sortais de ma lecture de Qui es-tu Alaska ? qui m’avait complètement bouleversé. En bref, Nous les menteurs reste une histoire merveilleuse que je vous conseillerais chaudement. Ce livre DOIT être lu, dans n’importe quels lieus, de n’importe quelles manières, et à n’importe quelles périodes mais il se doit d’être lu.

 

Ma note : 18/20 Très belle découverte !

Il n’y a même pas de mot au Scrabble pour décrire à quel point je me sens mal.

Je vous dis à très très vite pour un TAG, car oui ça fait longtemps que j’ai pas fait de TAG, j’ai été tagué et j’avais envie de faire un TAG. Voilà !

Kisses mes petits loups au spéculoos !

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Chronique n°9 : Le Joyau

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Auteure : Amy Ewing

Pages : 455

Traduction : Cécile Ardilly

Edition : Rabert Laffont

Collection : R

Prix: 17.90 euros

Titre V.O : The Jewel

Sortie V.F : Septembre 2014

Résumé :

Le Joyau, haut lieu et cœur de la cité solitaire, représente la richesse, la beauté, la royauté. Mais pour une jeune fille pauvre comme Violet Lasting, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n’importe laquelle : Violet a été formée pour devenir Mère-Porteuse. Car dans le Joyau, le vrai luxe est la descendance…

Achetée lors de la Vente aux Enchères par la Duchesse du Lac, Violet -le lot 197, son nom officiel- va rapidement découvrir la réalité brutale qui se cache derrière l’étincelante façade du Joyau. S’exercer à la cruauté, à la trahison et aux coups bas est la distraction favorite de la noblesse. Violet doit accepter son sort et tâcher de rester en vie.

C’est pourtant dans ce sinistre quotidien qu’elle tombe amoureuse d’un séduisant garçon loué pour servir de compagnon à la nièce aigrie de la duchesse. Cette relation interdite vaudra aux jeunes amants d’affronter les plus grands des dangers…

Mon avis :

Ce livre, et ne me demandez pas pourquoi, je l’ai depuis sa sortie dans ma PAL. C’est même l’un des romans parmi tous ceux que je possède qui me fait le plus envie. Et sans explication possible, je ne l’avais toujours pas lu jusqu’au moment où je me mette un bon coup de pied aux fesses pour le lire avant la sortie du tome 2.

Je suis peut-être la seule à avoir cette impression mais il me semble que ce livre, soit ça passe soit ça casse (du moins au vu des divers chroniques sur la blogo). Et bien avec moi ça passe. Ça passe plutôt très bien même.

Nous retrouvons Violet Lasting issu d’un milieu pauvre qui va être vendu à la duchesse du Lac lors d’une vente aux enchères. Ainsi, elle devient donc officiellement le lot 197, mère porteuse de la Duchesse. Amour, suspens, faux-semblants et injustice, tout est réuni pour satisfaire les lecteurs !

Comme vous avez pu le deviner, c’est une dystopie. Une dystopie très bien menée car l’auteur nous explique sans détour la situation actuelle dans laquelle vit Violet et les habitants de la Cité Solitaire. Tout est dépeint avec précision, beaucoup d’informations sont amenées au lecteur ce qui conduit au fait que l’on commence le roman avec un contexte tout sauf flou. Ainsi, la machine est parfaitement en marche pour que le lecteur puisse se sentir totalement à l’aise dans cet univers. J’ai seulement regretté une chose : autant le contexte présent est très bien dressé mais il y a un cruel manque d’explication du passé, comment ce peuple en est arrivé là etc.

Cet univers est d’ailleurs horriblement malsain et autoritaire. Un joli mélange entre Hunger Games & La Sélection auquel l’auteure a su rajouter sa petite touche personnelle : Une royauté qui règne sur la cité, une ville divisée en cinq quartiers avec chacun leurs fonctions. A cela s’ajoute des jeunes mères porteuses avec certains pouvoirs, une société où la place des femmes est très ambigüe avec d’un côté des femmes qui règnent et qui décident dans la royauté et de l’autre des jeunes filles soumises à un avenir rebutant, qui n’ont droit à aucune décision.

J’ai trouvé le thème de la grossesse  et des mères porteuses original intégré à la dystopie. C’est un sujet que je n’ai jamais retrouvé dans un roman de ce genre et l’auteure l’amène de façon très subtile et concise alors que ma première peur était que ce sujet soit traité de façon grossière et brouillon.

Ainsi, c’est dans ce monde peuplé de coutumes bien strictes que vit Violet, notre principale héroïne. J’ai beaucoup aimé ce personnage dès le début. C’est une jeune fille sensible, mais en même temps terriblement forte et combattive. Violet est toujours en quête de vouloir faire le bien autour d’elle et de prendre soin des autres notamment sa meilleure amie Raven à laquelle elle reste fortement attachée malgré le fait qu’elles soient éloignées l’une de l’autre. Mais Violet possède cette part de rébellion que l’on sent grandir en elle malgré son impuissance devant la situation à laquelle elle fait face et l’on se demande bien ce que cela va donner dans la suite de l’histoire.

Outre Violet, j’ai trouvé que tous les personnages construits par Amy Ewing ont une réelle profondeur avec une vraie personnalité. Lucien l’espiègle, Garnet l’anticonformiste, les femmes du Joyau d’une cruauté indécente, manipulatrices et opportunistes qui en viennent à choquer le lecteur mais qui nous montre une réalité sans pitié. Aucun personnage n’est plat, fade ou sans interêt et c’est fort sympathique comme on dirait en Belgique (Disclaimer : Je n’ai rien contre les Belges, au contraire j’aime beaucoup les frites de MacDonald ;D )

Deux petits points négatifs en revanche :

Number one : J’ai trouvé qu’il y avait trop de garçons pour une seule fille, explication : J’ai eu une forte impression que les trois garçons du livre voulaient faire la cour à Violet (même si je soupçonne Lucien d’avoir un certain penchant pour la testostérone mais bon je dis ça je dis rien…). Bon, bien suuuuuuuur il y en a un qui sort du lot et c’est là qu’intervient le problème Number two : Leur relation est hyper contradictoire. Les deux doivent restés loin de l’autre mais leur histoire démarre tellement vite que du coup j’ai eu du mal à comprendre la logique. Cependant cela reste de légers défauts et ça n’a en rien dérangé ma lecture.

Le style de l’auteur est très agréable et fluide. Une plume efficace et sans prétention qui rend, au fil de l’histoire, le lecteur à l’aise dans cet univers.

En ce qui concerne la fin… POUQUOI ???? Je vous le demande ! Limite faudrait poser une plainte c’est juste pas possible. Je sais ce qui s’est passé moi : l’auteur a eu la flemme c’est tout. Je peux comprendre, moi aussi je suis comme ça mais là, et je m’adresse directement à l’auteure, tu ne pouvais pas nous faire ça. Je veux connaître la suite. Sans vous spoiler mais en vous expliquant du mieux que je peux, il y a pas mal de rebondissements à la fin qui font que ça bout, ça bout à l’intérieur de nous et là grosse tacle dans l’estomac (pour ceux qui ont vu Karaté Kid vous voyez de quoi je veux parlez hein ? Vous savez la fameuse prise de Jackie Chan) et ça s’arrête. Sérieusement ceux qui l’ont lu l’année dernière je ne sais pas comment vous supportez l’attente.

En conclusion : Une très jolie découverte pour ce roman malgré quelques petits défauts avec un univers dystopique original à mon goût, des personnages très éclectiques et une fin qui donne envie de savoir la suite très prochainement !

Etre mère porteuse a certains avantages. On s’habille comme on veut, on mange ce dont on a envie et on a le droit de faire la grasse matinée le week-end. En outre, on reçoit une éducation. Une bonne éducation. On mange à notre faim, on a l’eau courante et l’électricité, et on ne travaille pas. La misère et la pauvreté ne nous atteignent pas. D’après les gardiennes, une fois que nous vivrons dans le Joyau, nous serons encore plus gâtées. Nous aurons tout. Absolument tout.

Sauf notre liberté. Étrangement, on oublie toujours de nous mentionner ce détail.

Sur ce je vous dis à la prochaine pour une nouvelle chronique mes chatons !!

Kisses.

Ps : Cette chronique est très très nulle je sais. Mais si vous m’avez suivi sur Twitter j’ai eu un GROS SOUCI PUTAIN DE MERDEEEE petit souci avec cette chronique qui a fait que j’ai du tout réécrire des 3/4 de la chronique ! Vous imaginez bien que je me suis éclatée !! Donc voilà, désolée si on ressent ma démotivation dans cette chronique mais ce n’est en aucun cas voulu.

Bref… comme vous pouvez le voir j’ai toujours du mal à le digérer (surtout que c’est la faute de wordpress !)

Chronique n°7 : L’Héritière

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Auteure : Mélinda Salisbury

Pages : 327

Traduction : Emanuelle Casse-Castric

Edition : Gallimard Jeunesse

Collection : /

Prix : 16.90

Titre V.O : The Sin Eater’s Daughter

Sortie V.F : Avril 2015

Résumé : 

À la cour du royaume de Lormere, Twylla, dix-sept ans, est promise au prince héritier, selon la volonté des dieux. Elle possède un don, le pouvoir de tuer tous ceux qu’elle touche : elle est l’arme parfaite ! La cruelle reine qui l’a adoptée la contraint à exécuter les traîtres. Jusqu’au jour où Lief, nouveau garde charmant et rebelle, fait vaciller la jeune fille dans sa foi et sa soumission…

Mon avis : 

Avant de commencer, petit « disclaimer » (parce que ce mot est trop hype) pour justifier mon absence. Non je ne suis pas morte. Oui, je suis bien vivante et oui je trouve que j’ai abusé à ne pas mettre d’articles pendant environ deux semaines. Je me suis tout simplement laissée dépasser par les évènements sans oublier quelques soucis d’ordinateur (et puis une grosse période de deuil quant à l’épisode final de Game of Thrones, mais ça j’ai trop honte haha). Mélangez le tout et vous aurez un blog « presque » laissé pour mort. Mais bon c’est mal me connaitre gnark gnark (cette onomatopée est à interpréter comme un rire diabolique, merci de jouer le jeu.). Enfin bon, JE REVIENS EN FORCE !!!

Bref, revenons à nos moutons, ou plutôt à la chronique.

L’héritière est un livre que j’ai principalement acheté pour sa couverture, je l’admets. Non je ne savais pas de quoi ça parlait mais je savais juste qu’il me le fallait. C’est là que j’ai appris que c’était de la fantasy. Aïe. Il faut savoir que la Fantasy est un genre auquel j’accroche peu. J’ai beaucoup de mal à me projeter mais c’est en lisant le résumé après coup que je me suis dit qu’après tout je devais laisser une chance à cette histoire.

Dans un sens, j’ai bien fait. Oui car je n’ai pas adhéré parfaitement à l’histoire. Je m’explique : prenez 300 pages du livre et divisez-le en deux. Première partie : j’ai pas vraiment aimé, deuxième partie : j’ai a-do-ré.

Nous retrouvons donc Twylla dans un univers typique médiéval. Cette dernière possède un don : le pouvoir de tuer simplement par le toucher. Ce qui est bien pratique en somme, pour anéantir les ennemis de la cruelle reine. Cependant, la vie de Twylla va basculer à la rencontre de son séduisant nouveau garde : Lief.

Jusqu’à là, rien de bien extraordinaire.

L’auteur nous peint dès le début un univers bien précis. Un peu trop parfois. Un royaume en guerre avec un autre, une fille tueuse, des coutumes populaires etc. J’ai eu du mal à m’habituer à ce dernier dans la première partie du roman. La faute aussi à un lexique mal détaillé. Daunen incarnée, Talith, Tregelliens, Mangeuse de péchés… Tout cela faisait beaucoup à comprendre en plus des personnages à apprivoiser, d’un triangle amoureux et divers complots. Je me suis réellement sentie perdue et j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans cette univers. Sans compter les nombreuses et énoooooormes descriptions du monde dans lequel vit Twylla. Oui, je sais ce que vous allez me dire « Oui, mais c’est dans la fantasy, tu devrais savoir que c’est riche en descriptions ». Ok, mais c’est plus fort que moi, j’aime-pas-ça. Du coup autant faire d’une pierre deux coups : trop de desciptions engendre un cruel manque d’action. Il ne se passe rien. J’avais réellement l’impression qu’on tournait en rond, qu’on revenait strictement au même point de départ avec les mêmes conversations : « Mais c’est terrible le pouvoir que je possède, je ne peux toucher personne ». Merci c’est marqué dans le résumé, je crois que j’ai parfaitement compris. En plus de ça, Twylla est juste INSUPPORTABLE. Si je devais faire un classement des personnages les plus chiants, Twylla y entrerait facilement. Comment vous expliquer ? Twylla est passive, spectatrice de sa propre histoire. Elle subit. Au delà de ça, elle se plaint. Beaucoup, Beaucoup, beaucoup, beaucoup. Sauf qu’elle n’agit pas. Forcément, il y a un moment où ça coince. Sans rire, je ne compte même pas le nombre de pages avant le premier dialogue avec notre chère protagoniste. Pour ce qui est des autres personnages je les ai trouvés assez fades mais avec un réel potentiel (un peu comme avec Twylla en réfléchissant). Pour vous donner un exemple concret : Le prince. Je le trouve assez effacé, mais mon Dieu si ce personnage se révèle, explose, je pense sincèrement que ça peut donner un cocktail détonnant. J’ai vraiment senti cette révolte particulière qui bouillonait en lui mais qu’il taisait et je suis sûre que ça peut donner quelque chose d’extraordinaire pour le prochain tome. Pour conclure, un seul personnage se détache du lot : Lief, un personnage tout en relief, une tête bien pensante, et un caractère durement forgé dans l’acier. A cela j’ajouterais un personnage mystérieux mais absolument magnétique. J’ai adoré m’attacher et le détester, le secouer et le pousser vers l’avant. Bref, un personnage entier.

Comme vous l’aurez compris, j’ai peu aimé la première partie du bouquin. Mais la deuxième… Je n’ai pas réussi à me détacher du livre. J’y étais accrochée et les pages se tournaient toutes seules. La raison ? THE revelation ! Une révélation pas si dingue que ça quand on y pense. A vrai dire, je suis sûre que certaines personnes ayant lu le roman, ont deviné bien avant quelle était cette découverte, mais evidemment moi je n’ai rien vu venir et j’ai été très surprise voire scotchée. Et tant mieux d’ailleurs, car cela apporte du piment à l’histoire et c’est ça qui a contribué au fait que j’ai adoré la deuxième partie. Car de cette révélation en découle une autre, puis une autre, et encore une autre. L’auteure ne nous laisse aucun répit, même pas une minute pour pouvoir reprendre notre souffle et encaisser les évènements. Du coup, le rythme de l’histoire s’intensifie en action et on se demande vraiment quelle va être la suite des aventures de notre héroïne.

Une héroïne qui, dans cette deuxième partie, ne se laisse plus marcher sur les pieds. Elle passe de soumission à mise en action (vous avez vu, je fais même des rimes dans ma chronique, ça rigole plus là). En parallèle grâce à Lief qui le pousse à se révolter et qui fait sortir toute la colère qu’elle laissait mûrir au plus profond d’elle-même mais aussi grâce à une intense réflexion envers sa propre personne. Pourquoi suis-je si importante ? Suis-je vraiment si importante que je ne le pense aux yeux de la reine ? Pourquoi moi la Daunen incarnée ? Ai-je vraiment envie d’être le bras droit de la reine toute ma vie ? Twylla grandit et se pose les bonnes questions qui font qu’elle décide de ne plus subir toutes ces cruautés et ces complots.

En plus de l’histoire de base, l’auteure nous conte aussi l’histoire des origines. Celle qui introduit et explique le pourquoi du comment de la construction du royaume et les personnages ancestraux qui ont conduit à la misère auquel fait face le royaume actuel. De toute cette trame en découle une véritable intrigue qui apporte un réel plus dans la continuité du roman. L’auteure dépose à petites doses bien mesurées ce qu’il faut pour nous tenir en haleine et nous surprendre quand il le faut au fur et à mesure de l’histoire.

Dernière chose : Le triangle amoureux. Oui, oui, oui je le mets plus du côté positif que négatif. J’ai l’impression que beaucoup de personnes détestent les triangles amoureux, et j’en fais partie. Cependant celui-ci ne m’a pas dérangée du tout car, contrairement à d’autres romans, ce triangle-ci n’en est pas un au sens propre du terme car l’héroïne ne joue pas la girouette comme bon lui semble comme il se pourrait dans d’autres romans (Genre la Sélection, je dis ça je dis rien hein ;D). Explication : dès le début du roman, un des deux garçons se démarque beaucoup plus dans le coeur de Twylla. A la limite, si l’autre garçon n’existait pas, ça ne changerait pas grand chose, soyons honnètes. Pour être plus précise, on sent que Twylla voue un amour incommensurable pour l’un et une amitié banale pour l’autre. Après j’attends d’avoir la suite entre mes mains car je pense réellement que ça peut changer mais je n’en dirais pas plus.

J’attends impatiemment le second tome malgré une fin davantage fermée même si une dernière révélation au sujet d’un personnage m’a déchiré et brisé le coeur en mille morceaux. A voir donc…

 

En conclusion, une très jolie découverte malgré un début très lent à démarrer. Cependant une seconde partie haletante et explosive qui donne réellement envie de connaitre la suite. J’ai désormais envie de laisser à la fantasy une jolie place dans ma bibliothèque et de lui laisser plus de chance (Bon après, ne me mettez pas un Tolkien sous le nez ou quelque chose style Eragon, je suis pas encore parée pour ça !)

J’ajouterais pour finir que j’ai beaucoup apprécié le message de l’auteure réservé à ses lecteurs concernant certains de ses choix par rapport au comportement des personnages et notamment celui de Twylla. Il est évident que j’ai détesté Twylla dans les 150 premières pages. Cependant l’auteur nous explique pourquoi, ce qui m’a permis de comprendre les agissements de l’héroïne. Le parallèle entre le monde de Twylla et sa passivité envers les divers évènements et notre monde à nous dans lequel vivent certaines femmes qui subissent les coups, les humiliations en silence sans pouvoir agir au péril de leur vie m’a beaucoup touchée et m’a permis d’être moins sévère envers elle. Pour cela, chapeau et bravo.

– Qu’entendez-vous par « libres »?
– Comme toi. Tu peux aller où bon te semble et faire ce qui te chante. Je ne sais pas ce que ça fait.
– Je ne suis pas libre ma dame, dit-il lentement. Je ne suis pas plus libre de mes actions que vous. Vous envisagez le fait d’avoir des choix comme les gens qui ont envie de voler. Ils voient un aigle qui s’élance dans les airs et y plane, ils se disent que ce doit être merveilleux de voler. Mais les pigeons peuvent voler, et les moineaux aussi. Personne ne s’imagine être un moineau, pourtant. Personne ne rêve de ça.

Sur ce, je vous dis à la prochaine pour une nouvelle chronique (qui devrait arriver très bientôt comme je suis en plein marathon chronique haha). Besos besos mes crevettes !

Chronique n°4 : La Sélection, Tome 3 : L’élue

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Auteur : Kiera Cass

Pages : 335

Traduction : Madeleine Nasalik

Editions : France Loisirs sous l’autorisation de Robert Laffont

Collection : R

Prix : 14.99 euros (prix France Loisirs)

Titre V.O : The One

Sortie V.F : Mai 2014

 

ATTENTION ! CETTE CHRONIQUE A DE FORTES CHANCES DE CONTENIR DES SPOILERS DONC A VOS RISQUES ET PÉRILS SI VOUS VOUS AVENTUREZ EN TERRAIN DANGEREUX !

Résumé :

UNE SEULE CANDIDATE SERA COURONNÉE

La sélection a bouleversé la vie de 35 jeunes filles. Déchirées entre amitié et rivalité, les quatre candidates encore en lice resteront liées par les épreuves qu’elles ont dû surmonter ensemble. Entre les intrigues amoureuses et celles de la cour, c’est une lutte de tous les instants pour demeurer fidèle à leurs idéeaux.

America n’aurait jamais pensé être si près de la couronne, ni du coeur du Prince Maxon. A quelques jours du terme de la compétition, tandis que insurrection fait rage aux portes du palais, l’heure du choix a sonné. Car il ne doit en rester qu’une…

Mon avis : 

Rétrospective : Ce que j’ai pensé des deux premiers tomes :

 Deux premiers tomes que j’ai adoré, très addictifs même si paradoxalement il ne se passe pas grand chose. Le triangle amoureux dans le second tome m’a un peu exaspéré mais n’a en rien gâché ma lecture.

Pour tout vous avouer, ça fait une bonne semaine que j’ai terminé ce livre et ça fait toujours une semaine que j’essaye d’écrire la chronique. Sans succès. Non pas que je n’ai pas d’inspiration, pas d’envie ou quoi que ce soit dans le genre, j’ai juste trois petites terreurs qui sont venues me rendre visite cette semaine : mes cousines ! Bref bref bref, je crois que je vais arrêter de raconter ma vie moi…

La Sélection, c’est une saga que j’adore, mais genre vraiment. De mon point de vue, je trouve que c’est une dystopie qui se démarque car l’univers dans lequel vit America est beaucoup moins cruel qu’une dystopie telle que Hunger Games, Le Labyrinthe, ou Divergente (même si ça reste pas très très sympathique non plus). En trois jours j’avais terminé, car comme d’habitude j’ai surkiffé comme j’ai surkiffé les deux précédents. Pourtant c’était mal parti au début.

Je m’explique :

C’était mal parti car je n’ai pas retrouvé ma petite America comme je l’aime dans les deux premiers tomes. Dans le premier tiers, je l’ai trouvé excessive dans tous ses faits et gestes, une vraie girouette (Aspen ? Maxon? Aspen ? Maxon ? Aspen ? Maxon ?) mais surtout je l’ai trouvé très manipulatrice. Mais bon c’est America et elle s’est vite reprise (après le coup de pied que je lui ai foutu là où vous savez elle était obligée de toute façon).

C’était aussi très mal parti car ce tome n’était pas aussi addictif que les deux premiers. En fait il se passait exactement la même chose que dans ses prédécesseurs. J’avais la terrible impression qu’on n’avançait pas, qu’on restait éperdument au même point : On a compris que les Rénégats vont nous attaquer, » oulalala il faut se cacher, c’est terrible, on va tous mourir !! ». Et au final qu’est-ce qui se passe ? Rien, on attend. Les Rénégats en fait c’est un peu comme l’hiver dans Game of Thrones, ils doivent venir mais on sait pas quand.

Et enfin, une chose qui m’a bien surprise c’est la « gentillesse » du Roi Clarkson. Attention je ne dis pas que lui et America s’entendent comme larrons en foire. Je vous assure que le roi déteste toujours autant notre chère héroïne, mais avec les menaces dont il lui avait fait part, je ne m’attendais pas à ce qu’il ne les appliquent pas autant que je ne  l’aurais pensé.

Enfin bref. Voilà pourquoi c’était vraiment mal parti au début. MAIS MAIS MAIS ! L’auteure a su me faire changer d’avis :

Comme je le disais avant, America se reprend très vite en main. Pendant tout le reste du roman, je l’ai trouvée courageuse, forte et battante. Vraiment tout ce que j’aime chez un personnage et même dans la vraie vie en général. Il n’y a rien de plus admirable que des personnes qui se battent, qui restent, et qui affrontent la tête haute les épreuves difficiles qui leur font face. Du coup je suis très faible et je me suis attachée déjà plus que je ne l’étais à America. Et puis bizarrement, Aspen est assez présent dans le roman mais relayé au second plan et ça me convient très bien ! Parce que oui, je ne peux pas supporter Aspen ! Je le déteste ! Je ne vais pas m’étaler sur le sujet car sinon je pourrais écrire des pages et des pages des raisons pour lesquelles je déteste ce mec. Bref.

Un gros point fort de ce roman, c’est la richesse des explications et des révélations qui sont faites concernant la construction du royaume d’Illéa, des révolutions etc. Je commençais sérieusement à désespérer de ne pas obtenir les réponses à mes questions. Je les ai finalement eues et plus que ce que je ne m’y attendais. J’ai enfin pu comprendre toute la mécanique du début à la fin sans exception. A cela s’ajoute des révélations qui nous sont faites par surprise, dont quelques-unes qui m’ont laissées totalement pantoise alors que certains signes depuis les trois tomes étaient terriblement évidents. Comme je suis naïve… Je m’en tape encore la tête contre les murs.

Et puis la fin… Mon dieu la fin. J’ai pas de mots. Je m’attendais pas du tout à ça. J’ai rien vu arriver du tout, enfin je vous laisse découvrir par vous même je n’en dis pas plus.

Pour conclure, une très belle lecture mais surtout une très belle saga que j’ai adoré et ce troisième tome ne fait pas exception à la règle. Je peux néanmoins comprendre quels sont les points qui ont pu déranger les personnes qui n’ont pas aimé ces livre. C’est avec impatience mais aussi avec beaucoup d’appréhension (au vu des chroniques sur la blogo) que je lirais The Heir, le tome 4.

Le petit passage qui fait bien :

Je l’aime. Je ne peux pas mettre le doigt sur ce qui me rend si certaine de mes sentiments, mais je le sais, aussi sûrement que je sais comment je m’appelle, de quelle couleur est le ciel, combien font deux plus deux.

Sur ce, je vous laisse et je vous souhaite une très belle soirée, ou journée, ou nuit. (tout dépend de l’heure à laquelle vous lisez ceci)               

Kisses mes pandas au chocolat !